Aujourd'hui, les entreprises sont amenées à revoir leurs modes de déplacement. Et le vélo est une solution que certaines ont déjà concrétisée. Pour son utilisation, deux options: la participation de l'entrepreneur à l'achat de vélos pour les salariés qui veulent faire leurs trajets domicile travail en pédalant, ou la mise à disposition sur le site de l'entreprise de vélos électriques en accès libre, comme dans les stations de vélos publiques. La société STMicroelectronics, installée dans plusieurs villes en France a testé ces deux possibilités. Sur son site grenoblois, elle participe pour un tiers à l'achat de vélo. À Paris, elle a opté pour l'installation de vélos électrique en interne. Pour ce faire, elle a été aidée par la start-up Green On, spécialisée dans l'installation de vélos électriques sur site. «L'idée est de mettre à disposition des salariés un parc de vélos électriques en libre-service dans une entreprise pour les déplacements professionnels et privés des salariés», détaille Arthur Schulz, cofondateur de la start-up. Les vélos peuvent être réservés par internet sur un site dédié.
Intérêt.
L'utilisation du vélo permet de réduire les notes de taxis, les frais kilométriques. «Il y a aussi un intérêt en terme de productivité, car en ville, il y a un vrai gain de temps en matière de déplacements, assure Arthur Schulz, donc moins de stress pour le salarié.»
Comment?
Un diagnostic auprès des salariés est indispensable en amont. Pour l'exemple des vélos électriques, seule l'entreprise investit. «Si l'entreprise connaît déjà ses besoins, l'installation prend quelques jours, explique Arthur Schulz, qui accompagne aussi l'entrepreneur dans la mise en place du dispositif. Mais s'il faut faire un diagnostic auprès des ressources humaines et des salariés, cela, ça peut prendre plusieurs mois.»
Combien?
La solution imaginée par la start-up Green On coûte de 150 à 200euros par vélo par mois, lissés sur trois ans. Cela inclut les vélos, la station d'accueil, la recharge des batteries, le système de gestion des vélos, l'entretien sur site, l'assurance, l'assistance... Si l'option choisie est la participation à l'achat de vélos, cela reste au bon vouloir de l'entrepreneur. Cet investissement n'entre pas dans la prime transport, mais l'employeur pourra déduire cela de l'assiette des charges sociales, sur la base des frais réellement engagés par le salarié.
Économe en carburant, plus rapide en ville, le vélo classique ou électrique est un moyen de transport alternatif qu'une entreprise peut proposer à ses employés.