Les travaux de réhabilitation du château des Tourelles, à Pornichet, viennent enfin de débuter. Cela fait quatre ans que Jean-Pascal Phélippeau, P-dg du groupe familial Parabaule (250 salariés, 15 millions d'euros de chiffre d'affaires), attend ce moment. Exploitant des centres de thalassothérapie à La Baule, Bénodet (29) et sur l'Ile de Ré, cette entreprise bauloise avait acheté, en 2007 à la mairie du 12e arrondissement de Paris, le château des Tourelles. Accueillant des colonies de vacances depuis 1937 mais devenu trop lourd à réhabiliter pour son ancien propriétaire, ce manoir situé face à la mer était inutilisé depuis une dizaine d'années.
Trois ans d'incertitudes
Ayant obtenu un permis de construire en 2008, Jean-Pascal Phélippeau comptait transformer l'édifice en un centre de thalassothérapie, qui devait ouvrir ses portes... cette année! Mais le projet n'a rien eu d'une sinécure pour la PME bauloise. Le permis de construire est d'abord attaqué à quatre reprises par des riverains. «Cela a fait l'objet de négociations. C'est du passé maintenant», assure laconiquement le dirigeant. Celui-ci doit ensuite batailler pour trouver les 25millions d'euros nécessaires au financement du projet. «Avec la crise financière de 2008, cela s'est avéré extrêmement difficile», confie Jean-Pascal Phélippeau. Finalement, l'entrepreneur baulois trouve la solution cet été, en levant huit millions d'euros auprès de trois sociétés de capital investissement (Ouest Croissance, Océan Participations et Avenir Entreprises). Ces obstacles levés, Parabaule peut lancer la réhabilitation et l'agrandissement du château des Tourelles. Dessinés par l'architecte guérandais Joël Gimber (Asa), les 8.500m² du nouvel ensemble comprendront un centre de thalassothérapie de 1.600m², un hôtel quatre étoiles de 105 chambres, un restaurant de 300m² et un lounge bar. Les travaux ont été confiés à Spie Batignolles. Ils doivent se terminer dans un peu plus d'un an. L'ouverture du centre de thalassothérapie, positionné «haut de gamme mais pas luxe», est, elle, programmée pour le printemps 2013.
Création de 60 emplois
À cette date, le site fera travailler une centaine de salariés, dont la quarantaine actuellement employée au Relais Thalasso de La Baule qui fermera ses portes. Dépourvu d'hébergement et construit dans les années 1970, ce centre «ne correspond plus à notre modèle de gestion», explique Jean-Pascal Phélippeau. Contrairement au château des Tourelles, qui réunit, selon le chef d'entreprise, tous les éléments de la thalassothérapie de demain:«Il est situé dans une destination connue, en plein coeur de la ville et face à la mer», poursuit l'entrepreneur qui veut que son petit groupe devienne «un référent en matière de bien-être». Au-delà de la thalassothérapie, celui-ci indique ainsi avoir travaillé, notamment avec des chercheurs du CNRS, sur l'alimentation, la gestion du stress et la remise en forme physique.
Parabaule
(La Baule) P-dg: Jean-Pascal Phélippeau 250 salariés 15millions d'euros de CA 02 40 11 33 11