Luc Pamart Dg de la coopérative Cap Seine
Dix ans après la fusion entre les coopératives Cahn et Ucasen, quel bilan dressez-vous de ce rapprochement? Nous prenons des parts de marché chaque année car nous sommes compétitifs, bien que nous traitions de la matière vivante dont les rendements varient fortement d'une année sur l'autre. Mais au final, nous sommes passés de 1million de tonnes collectées en 2000 à 1,6million aujourd'hui. Notre force vient aussi du fait que nous soyons très peu endettés: nous avons les moyens de nous développer (487M€ de CA et 72,4M€ de fonds propres en 2010) et c'est d'ailleurs tout l'enjeu des dix ans à venir.
Comment comptez-vous assurer votre développement? Si nous voulons jouer un rôle à l'avenir face à la mondialisation des échanges, nous devons atteindre une dimension nationale, voire européenne. C'est ce vers quoi nous tendons à travers nos partenariats avec Agrial (secteur des légumes) et Tereos (sucre), notamment. Clairement, notre volonté est de continuer à nous diversifier. Nous avons engagé à ce jour 21M€ dans des prises de participations dont 13M€ chez Tereos (Cap Seine détient 3,63% des parts de Tereos Internacional).
Comment une coopérative comme Cap Seine se comporte-t-elle face aux fluctuations des marchés?
Notre objet n'est pas le profit à court terme. Le blé rendu à Rouen vaut aujourd'hui le double de sa valeur en mai dernier. Face à cela, il faut pouvoir travailler dans la sérénité, et nous avons aujourd'hui la dimension requise pour le faire. Sinon ou joue au Poker!
Propos recueillis par Guillaume Ducable
- TROIS QUESTIONS À