Antoine Lopez, DG d'Agrati France
Six mois après l'annonce du rachat, par votre groupe italien de l'équipementier auto Acument, à Vieux-Condé, où en êtes-vous? Le projet sera bouclé en septembre2011. Il y a plusieurs phases. À court terme (18mois), il faut faire les restructurations nécessaires pour préparer l'avenir. Les matériels sont obsolètes. Certaines machines datent du plan Marshall. Il faut corriger la trajectoire, c'est urgent! Cette entreprise est dans le gouffre. Parallèlement, pour le long terme, il faut développer la R & D pour nos clients. C'est ce que n'a pas fait Acument, qui n'a plus eu de pièces nouvelles pour 2010-2011. Nous ne pourrons les récupérer qu'en 2012. Depuis cet été, les commandes reviennent. PSA et Renault jouent le jeu. Nous avons repris une dynamique de développement.
Votre volonté est-elle toujours d'investir 35M€? Nous avons dépassé certains budgets et serons plus proches de 40M€ dont 17M€ du FMEA. Le déménagement de notre siège de Créteil à Vieux-Condé n'était pas prévu. Nous avons aussi deux fours neufs de traitement thermique. Le premier démarre en février2011. Notre hub logistique s'élève à 8M€. Nous voulons en faire un vrai savoir-faire et je négocie avec le pôle i-Trans pour un soutien, notamment en terme de compétences et de formation.
Et en termes d'emploi? Nous organisons un PSE car notre pyramide des âges pose problème. Nous avons des salariés âgés, fatigués, usés et, en moyenne, 10 à 15% d'absentéisme lié au contexte de rachats successifs. Ce ne sont pas des tire-au-flanc. Nous attendons 70départs volontaires, mais la création du hub fera revenir 80emplois à Vieux-Condé dont la moitié en reclassement interne. Nous attendons 20 à 30personnes de Créteil.
Propos recueillis par G.B.
- TROIS QUESTIONS À