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Notre-Dame-des-Landes : Le gouvernement nomme trois médiateurs
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Notre-Dame-des-Landes : Le gouvernement nomme trois médiateurs

Le premier ministre Edouard Philippe a nommé trois médiateurs pour tenter de régler l’épineuse question du transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes.

Après le référendum de 2016, revoici une nouvelle phase de médiation pour tenter de déminer le dossier du transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. Le premier ministre Edouard Philippe vient de nommer trois médiateurs. Il s’agit de Michel Badré, ancien président de la formation d’Autorité environnementale du Conseil général de l’environnement et du développement durable, également membre du Ceser. A ses côtés, le gouvernement a nommé Anne Boquet, ancienne préfète de Bourgogne et inspectrice générale des finances. Un ancien pilote de ligne, Gérard Feldzer, complète le trio.

« Une parodie de médiation »

Ces nominations ne font pas que des heureux parmi les partisans du transfert de l’aéroport. Président du Département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet estime ainsi que « la feuille de route ne correspond pas aux engagements pris jusqu’à présent sur ce dossier par le nouveau Président de la République, qui avait dit vouloir respecter le résultat du référendum et faire cet aéroport ». De son côté Bruno Retailleau, président du conseil régional des Pays de la Loire, également favorable au transfert, dénonce « une parodie de médiation », arguant qu’un des médiateurs, Gérard Feldzer milite contre le projet. Bruno Retailleau et Philippe Grosvalet menacent de boycotter le rendez-vous organisé à Matignon le mardi 6 juin.

Le retour de la médiation

Rappelons qu’après des affrontements dans la campagne nantaise entre les opposants au projet de transfert de l’aéroport de Nantes, François Hollande avait mis en place une commission de dialogue. C’était en 2013. Cette médiation n’avait pas fait avancer le dossier ni dans un sens, ni dans l’autre. Trois ans plus tard, un référendum, qui avait vu la victoire des partisans au transfert de l’aéroport, n’avait pas plus fait bouger le dossier.

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