NKE : Prise de participation dans Accoast
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NKE : Prise de participation dans Accoast

NKE réalise sa première prise de participation, dans Accoast, à Arradon.

Première participation pour NKE. L'entreprise d'Hennebont vient de contribuer à hauteur de 34% à la constitution du capital initial d'Accoast. Cette jeune entreprise basée à Arradon et dirigée par Samuel Pineau va se développer dans le domaine de la surveillance environnementale portuaire. Dans les ports de plaisance, de commerce ou de pêche, Accoast mesurera la présence d'hydrocarbures, la qualité de l'eau et évaluera la corrosion des installations.




Jeune entreprise innovante

«Biologiste de formation, Samuel Pineau travaillait au sein de l'organisme semi-public Corrodys à Dunkerque, avec qui NKE mène un certain nombre de projets communs», explique Jean-Claude Le Bleis, P-dg de NKE. «En tant qu'actionnaire individuel, ses fonds sont limités. Nous lui apportons 50.000 € en compte-courant pour que sa société soit dotée de moyens financiers.» Samuel Pineau, qui consacre plus de 25 % de son chiffre d'affaires à la R & D en tant que jeune entreprise innovante, s'est trouvé à cet égard des points communs avec NKE. «Nous avons déjà investi 200.000 € en instruments de mesure», signale Samuel Pineau. «D'ici à trois ans, nous voulons passer de quatre à dix salariés avec 800.000 € de chiffre d'affaires.» Accoast utilise des instruments de mesure NKE. 40% du chiffre d'affaires de l'entreprise hennebontaise est d'ailleurs réalisé dans l'instrumentation océanographique. NKE est également présent, pour 25% de son activité dans l'instrumentation pour voiliers (pilotage automatique...) ainsi que, pour 20%, dans les systèmes de gestion d'énergies renouvelables (pompes à chaleur, solaire thermique).




«Cycles longs»

Doté d'un bureau d'étude employant 30 salariés dont 26 ingénieurs, NKE a été rachetée en 2007 par Jean-Claude Le Bleis à son ancien dirigeant Jean-Pierre Maquaire. À travers sa holding Financière de Kerandré, Jean-Claude Le Bleis contrôle aujourd'hui 57% de NKE, épaulé par Bretagne Participations (Région Bretagne et Caisses d'Épargne Bretagne et Pays de la Loire) et Ouest Croissance (Groupe Banque Populaire), qui détiennent chacun 16%. «Dans notre métier, nous devons composer avec des cycles longs», expose Jean-Claude Le Bleis. «Un programme de R & D dure trois ans, auxquels il faut ajouter les deux ans nécessaires à l'industrialisation du produit ainsi que deux années supplémentaires pour que les ventes démarrent. Il faut dégager de la marge sur les produits existants pour financer la R & D.» Après - 100.000 € en 2008, NKE aura engendré en 2009 un EBE positif de «411.000 €» selon Jean-Claude Le Bleis et va donc pouvoir réamorcer la pompe à matière grise.

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