Les réseaux de Nathalie Susset
# Réseaux d'accompagnement

Les réseaux de Nathalie Susset

Du cercle d'affaires Rep 85 à Femmes chefs d'entreprises, Nathalie Susset a récemment cofondé plusieurs nouveaux réseaux locaux. Agent général Axa, à La Ferrière, la Vendéenne explique son engagement.

Elle faisait déjà partie de plusieurs cercles, celui la CGPME, des Dirigeants Commerciaux de France (DCF) dont elle préside le groupe vendéen, ou encore du réseau ADN 85, consacré au numérique. Agent général Axa à La Ferrière, Nathalie Susset a décidé d'enrichir encore le terreau associatif local.






Le réseau d'affaires Rep 85

Son dernier défi? Un réseau d'échanges professionnels, baptisé « Rep 85 ». Fondé sur la prescription mutuelle, « il s'agit d'une association de moyens pour toucher les dirigeants d'entreprises, et leur proposer une offre groupée », résume Nathalie Susset. Sur les statuts, déposés au printemps 2013, figurent sept entrepreneurs de B-to-B. Dont Michel Lardière dirigeant de CTV (expert en téléphonie, réseaux et sécurité), Jérôme Perigord (Vendée Protection Incendie), Fabrice Touchet (Repro Conseil), Jamel Benaissa (Ouest Signalisation), Olivier Tarrade (Equip'Buro) ou encore Franck Marchand-Claverie (bureau de contrôle Apave).L'association a démarré officieusement sur le village du Vendée Globe, avec un stand commun. « L'occasion de se présenter des clients respectifs », raconte Nathalie Susset, qui envisage d'organiser un cocktail sur ce principe lors de la Saint-Patrick.À l'origine, l'idée est née après un bref passage par le réseau d'affaires BNI. Une petite déception pour la Vendéenne. Le groupe yonnais qu'elle fréquente va d'ailleurs péricliter par la suite avant de renaître. Un cadre trop formel et américanisé à son goût, avec ses réunions imposées, ses présentations systématiques... « Je comprends que certains y trouvent leur compte. Mais personnellement, le réseau ne m'a pas apporté satisfaction. Je ne me voyais pas recommander directement, des gens que je ne connaissais pas encore, détaille-t-elle. Avec trois ex-BNI, on s'est dit pourquoi ne pas faire la même chose gratuitement, entre nous. Sachant que certains travaillaient déjà ensemble ».




Relais d'information

Plus que la prescription mutuelle, l'assureur y puise une source d'information précieuse. « On échange sur les normes de sécurisation des bâtiments ou sur des techniques de prévention. On discute des méthodes de travail, de management... Je passe beaucoup de temps au téléphone », sourit-elle. Rep 85 se veut aussi un lieu d'écoute pour parler de son entreprise ou ses problématiques individuelles, pour sortir la tête de l'eau. « Je n'aime pas rester isolée, confie Nathalie Susset. On a tissé un vrai réseau d'entraide. »






Femmes chefs d'entreprise

Multicasquettes, elle a aussi coiffé celle de féministe. Fin 2012, elle répond à une sollicitation de son amie Laurence Vernay, avocate associée du cabinet Saje, pour cofonder l'association Entreprendre au féminin Vendée. Le groupe d'une dizaine de personnes s'est depuis mué en antenne locale de l'association Femmes Chefs d'entreprises. De quoi susciter des réactions tous azimuts. « Certains ont parlé de réunions Tupperware... Un ami patron m'a aussi gentiment taquiné en me demandant si c'était le retour du MLF (NDLR : Mouvement de libération des femmes), J'ai répondu pour plaisanter qu'aujourd'hui on était passé aux Femens! », s'amuse Nathalie Susset . Sa logique n'a pourtant rien de guerrière. « Les réseaux sont très masculins. Ici, c'est avant tout l'occasion d'avoir une sensibilité différente. Car je peux vous dire que je ne manage pas comme mes confrères! ».Pas de militantisme virulent donc, mais une pédagogie fondée sur l'exemple. « Y participer c'est montrer qu'on peut mettre sa profession au même niveau que sa vie privée, sans sacrifier l'une à l'autre, explique Nathalie Susset. Je suis à mon compte depuis la naissance de ma fille il y a 12 ans, et j'y suis parvenu. Malgré la pression sociale ». Elle espère contribuer à un déclic. « Les femmes se mettent beaucoup de freins. Si on avait plus de culot, il n'y aurait pas besoin de cette parité imposée, qui n'est pas une bonne solution. C'est par nous que le changement arrivera ».

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