En matière d'apprentissage des langues, on trouve de nombreuses idées reçues. En voici quatre qui ressortent fréquemment de la bouche des chefs d'entreprise.
« Les Français ne sont pas doués pour les langues »
Certains peuples, à l'image des Slaves, seraient plus doués que d'autres pour l'apprentissage des langues, et les Français, bien à la traîne. Un cliché ! « Les Français souffrent plutôt de ne pas avoir un rapport « plaisir » avec l'apprentissage des langues », corrige Philippe Incagnoli, directeur marketing de Wall Street Institue. Donc, pas de « malédiction génétique » nationale : avec de la méthode, de la volonté et de la persévérance, le Français est tout aussi capable d'apprendre une langue étrangère qu'un Slave !
« Je n'ai pas le temps ! »
Par essence même, le chef d'entreprise n'a pas le temps ! Entre la gestion quotidienne de son entreprise, les rendez-vous d'affaires et la vie de famille, il n'est pas facile d'inclure l'apprentissage d'une langue dans son emploi du temps. Mais c'est totalement possible si le chef d'entreprise fait les bons arbitrages dans ses obligations professionnelles !
« Je suis trop vieux »
Les enfants seraient donc les seuls à pouvoir apprendre ? Cette croyance populaire qui entretient l'idée d'un « âge d'or » pour l'apprentissage n'est pas fondée. Certes les enfants sont de véritables « éponges », mais ils ne possèdent pas les capacités d'attention et de concentration accrue d'un adulte, ô combien nécessaires pour l'apprentissage des langues.
« J'ai des collaborateurs qui parlent très bien la langue »
S'entourer de collaborateurs qui maîtrisent les langues ne dispense pas le chef d'entreprise d'apprendre une langue étrangère ! Même s'il ne négocie pas lui-même les contrats, il doit être en mesure d'entretenir un minimum de relations avec les salariés de ses filiales. C'est capital pour la cohésion d'équipe et le sentiment d'appartenance à un groupe.