Pays de la Loire
LDC a chiffré à 3,74 Md€ ses ventes semestrielles, en hausse de 8,4 %
Pays de la Loire # Agroalimentaire # Grandes Entreprises

LDC a chiffré à 3,74 Md€ ses ventes semestrielles, en hausse de 8,4 %

LDC, qui a réalisé 7,28 Md€ de chiffre d’affaires en 2025-2026 et compte plus de 28 000 collaborateurs, a publié ses ventes semestrielles. Elles atteignent 3 739,8 M€ de mars à août 2026, soit 8,4 % de plus qu’un an plus tôt.

— Photo : Malte Luk / Pexels

Le groupe de Sablé-sur-Sarthe a communiqué ces chiffres non audités le 7 octobre 2026. Il a confirmé dans le même temps ses objectifs pour l’exercice en cours.

Les acquisitions contribuent à hauteur de 110 M€ à la hausse

De mars à août 2026, les volumes commercialisés augmentent de 7,5 %. Hors entités récemment intégrées, les ventes atteignent 3 629,8 M€, soit 5,2 % de plus, tandis que les volumes progressent de 2,9 %.

L’effet de périmètre représente 110,0 M€ sur le semestre. Le britannique Green Label, entré dans les comptes le 1er mai 2026, apporte 34,3 M€ au pôle International en deux mois. Huttepain Soréal Aliments et Interv’Volailles, rattachés au pôle Amont, ajoutent 7,8 M€ sur six mois. La plus forte contribution vient du Groupe Pierre Martinet, dans le traiteur, avec 67,9 M€ sur trois mois.

Le deuxième trimestre, de juin à août, ressort à 1 883,4 M€, soit 6,6 % de plus qu’un an plus tôt. La croissance organique du trimestre s’établit à 4,2 %.

L’International et le Traiteur affichent les plus fortes hausses

Par pôle, les chiffres de l’Amont et de l’International couvrent janvier à juin, soit deux mois de décalage avec le reste du groupe.

La Volaille, qui représente 56 % des ventes du semestre, totalise 2 083,0 M€, en hausse de 4,0 %. Ses volumes reculent de 1,5 %. Le groupe attribue cette évolution à un mix plus favorable, porté par les produits élaborés cuits et les gammes plein air, bio et label. La dinde repart lentement depuis l’influenza aviaire, ce qui pèse sur les volumes du deuxième trimestre, en recul de 0,9 %, indique le groupe.

Le Traiteur progresse de 18,1 % sur le semestre, à 634,9 M€. Hors Pierre Martinet, le pôle réalise 567,0 M€ de ventes, soit 5,4 % de plus. Au deuxième trimestre, les canicules ont soutenu les ventes de salades, en progression de 11,3 %, indique le groupe. Les plats cuisinés restent en revanche sous ses attentes.

L’International progresse de 15,5 % sur le semestre, à 707,2 M€. La croissance organique du pôle atteint 8,7 %, pour 665,8 M€ de ventes. Au deuxième trimestre, elle n’est plus que de 0,1 %. LDC l’impute au poulet du quotidien, dont les prix ont reculé de 12 % en Pologne et en Hongrie après un pic en 2025.

Sur le semestre, l’Amont progresse de 5,9 %, à 314,6 M€. La surmortalité due aux canicules devrait freiner provisoirement la production d’œufs, indique le groupe.

Un incendie en Hongrie et des objectifs annuels maintenus

Le 10 juin, un incendie a détruit à Nyírbátor, en Hongrie, l’unité de Tranzit-Food spécialisée dans la transformation de poulets. Grâce à d’autres moyens de production pour ses clients locaux, LDC dit limiter l’effet du sinistre sur ses ventes du second semestre. L’origine de l’incendie reste à établir et les comptes du premier semestre n’enregistreront pour l’instant aucune compensation. LDC présentera l’impact financier du sinistre avec ses résultats semestriels, le 25 novembre 2026.

Le groupe maintient ses objectifs annuels, soit plus de 7,7 Md€ de chiffre d’affaires et plus de 5,5 % de marge opérationnelle courante. Il juge bonne sa visibilité sur le cours des céréales pour le second semestre. Le dispositif EGalim lui permettra d’en répercuter la hausse à ses clients. LDC reste attentif à l’effet du contexte géopolitique sur le coût des emballages, de l’énergie et des autres matières premières.

Pays de la Loire # Agroalimentaire # Grandes Entreprises