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La vente de STX toujours pas conclue à Séoul
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La vente de STX toujours pas conclue à Séoul

Le secrétaire d'Etat à l'industrie avait promis de boucler le rachat de STX France avant la fin du quinquennat. La vente n’est toujours pas actée au tribunal de Séoul et les négociations se poursuivent avec le groupe Fincantieri. Le constructeur italien accepterait de rester minoritaire au capital, mais voudrait faire entrer un fonds d’investissement italien.

Elle aurait dû se conclure il y a déjà plusieurs semaines. La vente de STX France, à Saint-Nazaire, prend du retard. Le tribunal coréen n’a toujours pas signé la convention de cession au constructeur italien Fincantieri. Ce dernier chercherait, en fait, à négocier encore à la baisse le rachat de la filiale française de STX Offshore & Building. « Depuis la prise en charge du dossier en janvier, il y a eu trois changements de juge au tribunal coréen », rapporte le syndicat CFDT, qui a rencontré cette semaine les responsables du dossier à Bercy. Séoul ne commencerait-elle pas à s’agacer de cette négociation ? Rien ne les empêche en tout cas de stopper net le processus de vente.

Fincantieri resterait bien minoritaire

Du côté de Paris, le gouvernement continue de négocier avec Fincantieri. Un compromis aurait été trouvé pour que le constructeur transalpin, détenu à 72% par le gouvernement italien, reste minoritaire au capital. Mais qui complètera le pacte d’actionnaires ? S’il semble acquis que les croisiéristes MSC et Royal Caribbean ainsi que le Français DCNS entreraient aussi au capital, qu’en est-il de ce mystérieux fonds d’investissement italien qui pourrait aussi s’inviter dans la partie ?

"Pas une option acceptable"

« Sa présence envisagée ne constitue pas une option acceptable pour l’avenir de STX France », a commenté Bruno Retailleau, président du Conseil régional des Pays de la Loire, dans un communiqué. L'élu réitère sa volonté d’entrer au capital de STX France avec l’Etat et quelques industriels ligériens, « pour sortir de cette impasse, le temps d’organiser un nouveau tour de table qui garantisse les intérêts stratégiques français ».

Une poignée de sous-traitants "prêts à y aller"

Quelques industriels sous-traitants seraient en effet prêts à s’engager. C’est le cas de Bruno Hug de Larauze. Le P-dg du groupe logistique Idéa, le fera « si nécessaire et si la partie majoritaire, que ce soit l'État ou Fincantieri, est d'accord. Je veux leur dire que s'il y a un problème, on existe. », expliquait-il au Journal des entreprises. Avec une poignée d’autres acteurs, ils formeraient une association industrielle des sous-traitants. « On se dit que c'est une pépite qu'on ne peut pas laisser mourir », commente l'ancien président de la CCI Pays de la Loire. Si le montant de l'investissement n'a pas été dévoilé, il resterait de toute façon minime. « On serait vraiment des toutes petites souris, le porte-bagages sur le vélo. On ne serait pas déterminants mais plutôt dans une logique d'appui », précise Bruno Hug de Larauze.

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