En visite à Toulouse à l'occasion de la Nuit des Réseaux (cf. page6), Jacques Attali n'est pas venu pour remonter le moral des troupes. Bien au contraire. «Je ne suis pas là pour vous dire que tout va bien.» Le travail de sape peut commencer... En résumé, l'Europe est en retard dans le secteur du numérique et les seuls bons élèves sont... l'Ile-de-France et Grenoble. Et Midi-Pyrénées? Si elle veut tirer son épingle du jeu, elle doit avoir l'ambition d'être dans les numéros1 mondiaux. Pas moins. Dans sa grande bonté, Jacques Attali a délivré quelques recettes de base pour y parvenir. Pas de services sans industrie, de la recherche fondamentale, de la formation de tous niveaux. 45 minutes, montre en main. La parole est à cinq chefs d'entreprise invités à échanger. 30 minutes pour exprimer un ressenti, une expérience. Un peu court. Les enjeux importants pour les PME régionales sont survolés. Pour preuve, quand Ludovic Le Moan, dirigeant de Goojet, évoque la question du financement, il ne souhaite pas répondre. Avec ce nouvel ?essai à l'oral?, Jacques Attali a ?secoué? les esprits, comme l'a indiqué Marc Pircher, directeur du site toulousain du Cnes, mais le propos est resté vague, avec un arrière-goût de déjà vu. Les idées, notre région les a.Maintenant il n'y a plus qu'à!@email
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