Branle-bas de combat à Intersport Vannes. Le magasin finalise actuellement des travaux. Ils devraient lui permettre de faire passer sa surface de vente de 1.500m² à 2.100m² en août. Il faut dire que les grandes manoeuvres ont commencé sur le terrain du sport. Le voisin Décathlon vient de passer de 1.900m² à 3.000m². Mais, à la différence de ce groupe appartenant à la famille Mulliez (Auchan), Intersport reste un groupement de commerçants indépendants. Le magasin de Kerlann sert d'ailleurs de système nerveux à trois autres magasins: deux dans le centre à Lorient et Rennes, un en périphérie, près de l'Ikéa de Pacé (35). Sans oublier les boutiques Bonobo et Shooz dans le vieux Vannes.
30% du CA pour Vannes
Les unités de centre-ville ne pèsent cependant que 25% du chiffre d'affaires du groupe. Tandis que le magasin de Kerlann réalise à lui seul 25% à 30% du chiffre d'affaires de la SA Spoda dirigée par Pierrick Dano. «À Kerlann, par rapport au chiffre d'affaires traité, on manquait de m²», explique Pierrick Dano. «Il y avait un entassement des marchandises, des allées trop resserrées. Nous voulions également orchestrer notre offre différemment, avec une attention particulière sur la mise en avant du prix. Enfin, nous allons renforcer notre image de multispécialiste, proche des clubs. 60% à 70% de nos clients ne sont pas forcément des compétiteurs mais ce sont des pratiquants.» L'équipe de Vannes compte 23 personnes et en comptera trois supplémentaires lors de l'ouverture. «Il y a cinq chefs de rayon, nous nous attachons à réaliser un travail approfondi sur les gammes», détaille Loïc Lemay, directeur du magasin. «Nous nous appuyons sur la centrale d'achat du groupement mais 90% du travail se fait en ?showroom?, avec nos fournisseurs», remarque Christophe Cointe, qui joue un rôle d'acheteur et affiche 15 ans d'ancienneté.
«Investissement humain»
Le magasin Intersport de Kerlann date de 2000 mais c'est en 1983 qu'a été fondée la SA Spoda, détenue par Pierrick et Maryse Dano. Une dimension chère à l'ancien président du Medef Morbihan. «Nous sommes une entreprise régionale et familiale, par ses fonds et sa culture», souligne Pierrick Dano, fier d'annoncer que son équipe de 97salariés compte une dizaine de cadres. «L'investissement humain, voilà le plus important. Moi, c'est tous les jours que j'investis. Ma masse salariale représente plus de 15% de mon chiffre d'affaires et 50% de ma valeur ajoutée. C'est là où une PME impose sa différence, c'est cela qui fait la solidité d'un territoire. J'espère bien qu'un jour on ne sera pas les seuls actionnaires. Cela fait partie de mes intentions. L'entreprise, c'est un capital, un patrimoine mais aussi une responsabilité. Pas uniquement des capitaux levés sur des marchés financiers.»
Le magasin Intersport de Vannes, base névralgique de quatre magasins bretons de l'enseigne, pousse les murs.