Gip No : «Le nucléaire français est sûr»
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Gip No : «Le nucléaire français est sûr»

Dans un contexte d'incertitude sur l'avenir du nucléaire, Didier Pezier, président du groupement des industries prestataires Nord Ouest (Gip No), reste confiant.

C
omment la crise de Fukushima a-t-elle impacté les métiers du nucléaire? Le Groupement des industriels prestataires Nord Ouest (GIP NO) ce sont des entreprises intégrées dans le coeur de métier de la maintenance et dans le domaine du nucléaire. Celles-ci sont trop attachées à la sécurité, à une méthodologie de travail, aux environnements sécurisés pour ressentir un blocage face à cette situation exceptionnelle. On ne peut que se féliciter de la série de contrôles demandée par l'État suite à cette catastrophe afin d'aller toujours plus loin dans la sécurité. Cela prouve à quel point le nucléaire est bien bordé et sécurisé en France.


Le GIP NO réalise une série de forums à travers la France pour promouvoir ses métiers, quel accueil vous réservent les jeunes? Sont-ils inquiets?

Oui, il y a des interrogations face à l'environnement de travail mais ce sont plus des questionnements de confirmation qui font suite aux présentations des métiers du nucléaire sur les sites français, lors de nos forums. Et puis, nous sommes dans le concret: lors du forum auHavre les 23 et 24septembre derniers, ce sont 150 postes qui ont été proposés par de grands groupes comme Bouygues ou Alstom et de nombreuses PME, du CAP au Bac+2, ou simplement en formation. Et dans les quatre ans, 1.000 postes seront à pourvoir. Ce sont des métiers nobles qui nécessitent du réalisme, un savoir, de l'écoute aux travers desquels les techniciens portent de vraies responsabilités.


Mais, la filière n'est-elle pas menacée à la lumière des débats, notamment sur l'EPR de Penly?

Je constate qu'il y a un aspect politico-médiatique lié aux futures élections. Pour autant, je pense que nos représentants régionaux sont à l'écoute car l'impact financier n'est pas neutre pour les entreprises locales. Certains sites en France mériteraient d'être arrêtés dans les années à venir donc, en contrepartie, il faudra prendre le relais avec d'autres unités. Ce qui est sûr, c'est que les PME locales et régionales seraient déçues de ne pas avoir l'EPR de Penly. De toute manière, on ne pourra pas passer de 75% de notre production d'électricité via le nucléaire à 0%. Toutes les énergies alternatives ne seront pas suffisantes pour compenser, même avec les projets éoliens: on ne pourra pas se passer du nucléaire! Ce qu'il faut, c'est une vraie réflexion en matière de sécurité avec un programme bien défini, des mesures de protection et de contrôle strictes.


Infos: www.le-nucleaire-recrute.com

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