G et A Links : Croissance externe au menu
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G et A Links : Croissance externe au menu

Après un exercice 2009 marqué par un recul de 10% de sa marge brute, G et A Links affiche un profil offensif. Objectifs pour 2010: regagner le terrain perdu tout en étant actif sur le front des rachats.

«Chaotique». C'est le terme utilisé par Alban Roy, le directeur général de G et A Links, pour résumer l'année 2009 vécue par l'agence nantaise. Au menu: un arrêt brutal des investissements de certains annonceurs, des reports de campagne, des cycles de vente allongés, de la pression sur les prix et un effondrement des prestations d'études prospectives. Ce contexte se traduit sur le plan comptable par un recul de 10% de la marge brute de la première agence indépendante du grand Ouest, qui s'établit à 6,7M€ pour l'année passée. Un petit choc pour l'entreprise, plutôt abonnée ces dernières années à la croissance. «Le contexte a été explosif, avec un premier semestre totalement atone. Heureusement, la seconde partie de l'année a été remarquable en termes de business», explique Alban Roy, en citant pour la période une série de conquêtes : Meubles Gauthier, Regional Airlines (stratégie digitale), NGE (stratégie digitale), BPO (déploiement 360º), Master Card (marketing opérationnel), Fortuneo (stratégie hors média), Nestlé (télémarketing).




Le poids du digital

Ce revirement - confirmé par un bon premier trimestre 2010 avec notamment le gain pour trois ans du budget de communication globale de la Mutuelle nationale des hospitaliers -, le dirigeant l'explique par la montée en puissance du «modèle G et A Links». «Depuis plusieurs mois, nous avons intégré le digital dans tous les métiers de l'agence et créé un département spécifiquement dédié aux stratégies de présence en ligne, du search marketing au community management. Nous commençons à récolter les fruits de ces investissements», estime le dg, qui affiche pour 2010 un discours offensif.




«Nous allons utiliser notre cash»

Ambition? Couvrir le recul de l'an passé en affichant une croissance organique de 10%. «Cet objectif ne tient pas compte d'acquisitions. En 2010, notre développement passera en effet par de la croissance externe. Nous allons utiliser notre cash», annonce Alban Roy. G et A Links pourrait donc bien croquer dans les prochains mois une ou plusieurs cibles dans le grand Ouest ou en région parisienne. L'agence entend aussi continuer à investir dans de hauts profils. L'an passé, elle avait déjà recruté deux nouveaux directeurs associés: Olivier Guimard (Google France) et Nicolas Gentil (Momentum). Les rangs de G et A Links, qui déombre aujourd'hui 126 emplois à temps plein, devraient donc également continuer de s'étoffer.




Tél.: 02.51.88.78.00.

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