«Nos ancêtres se ruinaient pour faire la guerre. Nous avons fait mieux: nous nous sommes ruinés en temps de paix!» Les propos de François de Closets, le 13février à la CCI de Bordeaux, ont eu le mérite d'expliquer de manière directe comment nous en sommes arrivés à la crise actuelle. De l'inertie des politiques à la folie de la finance mondiale, en passant par le manque de réalisme des journalistes et des économistes, beaucoup en ont pris pour leur grade. «Les responsables, ce sont les Français. Qui vote pour les élus? Qui a choisi Jacques Chirac et non Raymond Barre?». Des prises de positions largement partagées par les chefs d'entreprise venus écouter l'auteur à succès. On ne peut d'ailleurs que regretter que François de Closets ne s'exprime pas plus régulièrement dans les grands médias nationaux. Ceux qui ont encore le culte de la dépense publique et des lendemains qui chantent pourraient alors entendre: «Si les Grecs sont les pires, alors les Français sont les plus mauvais. Notre pays est dans la même situation que la Grèce en 2009. Deux candidats s'affrontent sur des programmes qu'ils ne pourront pas mettre en oeuvre. On nous dore la pilule avec un plan A, et le lendemain de l'élection, on nous présentera un plan B. (...) Nous allons arriver à une catastrophe et tout va changer. La France aura dans un an un Premier ministre qui n'est pas une tête d'affiche, comme l'Italie a désormais Mario Monti.
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