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Flying Whales boucle une levée de 90 M€ et accueille CMA CGM à son capital
Nouvelle-Aquitaine # Aéronautique et spatial # Levée de fonds

Flying Whales boucle une levée de 90 M€ et accueille CMA CGM à son capital

Flying Whales, qui a réalisé 2,86 M€ de chiffre d’affaires en 2024 et compte entre 100 et 199 salariés selon l’Insee, a bouclé une levée de fonds de 90 M€. Pour CMA CGM, l’entrée au capital passe par Pulse, son fonds dédié à la décarbonation.

— Photo : Abdelmoughit LAHBABI / Pexels

Le constructeur de dirigeables de fret, installé à Suresnes (Hauts-de-Seine) et doté d’un établissement à Bordeaux, a rendu l’opération publique mi-octobre 2026. Depuis 2012, l’entreprise a réuni près de 400 M€ au total, selon Renseignement Économique.

CMA CGM entre via son fonds Pulse

L’armateur marseillais passe par Pulse, son fonds énergie, pour participer à l’opération. Annoncé en septembre 2022 par Rodolphe Saadé, ce fonds dispose de 1,5 Md€ sur cinq ans, destinés à décarboner les activités du groupe. L’armateur n’a pas communiqué le montant de sa participation. Selon franceinfo, c’est la première fois qu’un logisticien entre au capital de Flying Whales.

Parmi les actionnaires historiques qui participent au tour figurent Aéroports de Paris, Air Liquide, Bouygues et Bpifrance. Le tour accueille aussi un investisseur du secteur de l’énergie, dont l’identité n’a pas été rendue publique, ainsi que la mutuelle Carac.

Le Québec reste hors du tour

Actionnaire de Flying Whales depuis 2019 par l’intermédiaire d’Investissement Québec, le gouvernement du Québec ne prend pas part à cette levée. Selon La Presse, les sommes qu’il y a engagées jusqu’ici dépassent 75 millions de dollars canadiens.

Le 26 mai, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, Bernard Drainville, a justifié par écrit le choix de « ne pas réinvestir l’argent des Québécois dans Flying Whales », estimant que les bénéfices d’un nouvel apport iraient surtout à l’extérieur de la province.

Flying Whales attribue l’absence du Québec au changement de premier ministre survenu à l’époque. Vincent Guibout, directeur général de Flying Whales, assure que le soutien du Québec « reste fort ». L’entreprise a, dit-il, préféré clore le tour plutôt que de patienter jusqu’à ce que la province tranche. Il avait aussi averti, fin mai, qu’un retrait du soutien québécois remettrait en cause le calendrier de l’usine prévue en Estrie.

Un site d’assemblage prévu à Laruscade

Fondée en 2012, Flying Whales travaille sur le LCA60T, dirigeable rigide long de 200 mètres et prévu pour une charge de 60 tonnes. Fin 2028, l’appareil doit décoller pour la première fois. En septembre 2025, l’AFP faisait état d’un premier prototype attendu en 2027.

L’appareil doit être assemblé à Laruscade (Gironde), à environ 40 km de Bordeaux. Selon l’AFP, l’usine doit occuper 75 hectares et générer 300 emplois directs. En décembre 2025, la préfecture girondine a signé l’autorisation environnementale de la zone d’activités qui l’accueillera.

Le projet est soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, qui détenait environ 24 % du capital en mai 2025, d’après L’Essentiel de l’Éco. Elle s’est portée garante à hauteur de 45 M€ pour le financement de l’usine. Selon Aqui.Media, elle a aussi réinvesti dans ce tour, sans que la somme engagée soit connue.

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