La vie de bureau peut entraîner de nombreuses douleurs physiques, comme le montre le dernier baromètre Actinéo/CSA 2013 sur la qualité de vie au bureau. Interrogés sur les douleurs qu'ils ressentent en situation professionnelle, les salariés citent en premier celles liées au dos (59 %), puis aux yeux (35 %) et plus généralement à la tête (34 %). Plus précisément, ils identifient principalement des douleurs cervicales (47 %), une sensation de fatigue visuelle (44 %) et des contractures musculaires (38 %) comme des troubles physiques récurrents. Ces troubles musculo-squelettiques, qui peuvent déboucher sur des arrêts de travail ou de l'absentéisme peuvent être pourtant réduit sensiblement par une étude ergonomique des bureaux et postes de travail des salariés. « Quand un salarié est bien sur son lieu de travail, qu'il n'a pas de douleurs pathologiques, son rendement est meilleur. Des études ont montré que l'on pouvait augmenter la productivité de 15 % en prenant en compte la question de l'ergonomie. On estime aussi que cela améliore de plus de 35 % les relations entre les salariés au sein de l'entreprise », argumente Magalie Depaeuw, dirigeante du cabinet Ergonomie & Design près de Lille. Attention : même si la qualité de l'assise est un point essentiel de l'ergonomie, ce n'est pas le seul élément sur lequel il convient de s'attarder.
Un traitement d'ensemble
« L'ergonomie ne se limite pas à poser un bureau et un siège. Il faut aussi prendre en compte les différentes contraintes du collaborateur : sa position par rapport à la lumière, l'acoustique, sa façon de travailler entre son micro et son téléphone, débout ou assis, les déplacements que l'on va générer avec la position de ses classements... Bref, l'ergonomie c'est un ensemble de facteurs que l'on doit traiter en partant de l'utilisateur », développe Jacky Béal, dirigeant d'Initium, entreprise spécialisée dans la création d'espaces professionnels. Dans cette optique, il convient de prendre en compte la question des changements de lieux et de postures. « Il y a beaucoup de manière de travailler au bureau. Certains restent assis toute la journée, d'autres se lèvent toutes les cinq minutes, vont dans des salles de réunions, s'isolent pour passer des appels téléphoniques... L'étude ergonomique doit prendre en compte ces nouveaux modes de travail. C'est en traitant l'espace dans son ensemble, à la fois sur des aspects fonctionnels, techniques et esthétiques que l'on parvient à augmenter la motivation des salariés. Cela se mesure sur l'absentéisme et sur l'ambiance générale dans l'entreprise », poursuit le dirigeant d'Initium.
Deux à trois jours d'analyse
Les gains se révèlent généralement au final importants au regard des investissements concédés. « Pour une étude ergonomique, il faut compter entre deux et trois jours et demi d'analyse avec un coût d'environ 800 € HT par journée. Mais les entreprises peuvent dans un premier temps s'appuyer sur les ressources proposées par le service santé au travail de la Médecine du travail », conclut Magalie Depaeuw.
TMS, absentéisme, accidents du travail... Une étude ergonomique de vos bureaux en amont de l'aménagement aura un impact sur ces maux qui minent les entreprises.