Habitué des missions délicates au sein du groupe Lyonnaise des Eaux, Jean-Christophe Famel n'aura pas mis longtemps à faire ses preuves sur le terrain Normand. Arrivé en février dernier au siège historique de Maromme (ex-SNEE présente depuis 130 ans sur le site), cet ingénieur baroudeur, fils d'un officier de marine qui revendique ses «40 déménagements en 43 ans!» aura donné en à peine six mois l'impulsion nécessaire pour la création d'Eaux de Normandie (officialisée en juillet) et remporté un important contrat de prestation de service pour le compte de la Crea (Communauté d'agglomération Rouen- Elbeuf-Austreberhte). Un contrat de 3,7M€ par an sur six ans portant sur la production, la distribution et le service de facturation d'eau de près de 35.000 abonnés du secteur Nord-Ouest de l'agglomération (Deville-les-Rouen, Maromme, Sahurs, Isneauville, Bihorel, Bois-Guillaume, Notre-Dame-de-Bondeville, Val de laHaye, Saint-Pierre de Maneville, Mont-Saint-Aignan, Canteleu, Hautot sur Seine). «C'est un contrat important et structurant pour nous», insiste Jean-Christophe Famel, directeur d'une entité qui a quitté son costume Lyonnaise des Eaux pour endosser celui, plus local en apparence, d'Eaux de Normandie. Un changement de patronyme qui est tout sauf «un faux nez», se défend son directeur qui évoque plutôt la volonté «de renforcer un ancrage local». Toujours adossé à un groupe lui-même filiale de Suez-Environnement, la nouvelle structure avance même en gage de transparence la nomination à son conseil d'administration de trois personnalités extérieures: Gérard Lissot, président du Ceser de Haute-Normandie, Maurice Droulin, président du Ceser de Basse-Normandie et Jean-Pierre Girod, président du Parc régional des Boucles de la Seine. Eaux de Normandie emploie 300 personnes et gère 150 contrats de délégation de service public et à peu près autant de contrats de prestation de service sur le territoire des deux Normandies.
G.D @email
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