L'entreprise euroise vient de finaliser une opération de recapitalisation qui permet à ses dirigeants de garder le contrôle sur un groupe convoité. «Dedienne, c'est un clan, une forteresse difficile à prendre!» Le groupe Indien qui a cherché il y a peu à ajouter à son tableau de chasse la PME normande (27) en aura fait les frais. Habitué de la croissance organique mais aussi externe, le groupe dirigé par Pierre-Jean Leduc est passé en peu de temps du statut de «prédateur» à celui de «proie». «Il y a quelques mois un groupe Indien a voulu faire l'acquisition de Dedienne Multiplasturgy Group, explique simplement le dirigeant, et les investisseurs majoritaires au capital y ont vu une aubaine!»
Un nouveau pool d'actionnaires
Les dirigeants, minoritaires au capital (25%), ont donc entrepris «dans un contexte historique» de prendre le destin du groupe en main en faisant une proposition alternative (Management Buy Out) qui permettait au fonds Perfectis Private Equity (65% du capital) de réaliser son investissement. Désormais, les dirigeants actionnaires sont épaulés par un nouveau pool composé du fonds régional NCI Gestion, de Ouest Croissance, Société Générale Capital Partenaires et Vauban Partenaires. Positionné historiquement sur l'usinage des plastiques, Dedienne Multiplasturgy Group réalise aujourd'hui un tiers de son activité dans le secteur de l'automobile et près de 20% dans l'aéronautique. Le groupe compte six usines en France dont quatre dans l'Eure, une en Loire-Atlantique et une en région parisienne, ainsi qu'une filiale en Roumanie. Il emploie 320 personnes.
G.D.