Lorsqu'un groupe rachète une PME, il le fait pour accroître ses parts de marchés, reprendre une marque, acquérir une innovation,etc. Pour cet investissement stratégique, le groupe se donne la plupart du temps le moyen de ses ambitions avec à la clé une vente particulièrement lucrative pour le cédant. Toutefois, attention aux contreparties car d'une histoire de transmission, le cédant s'engage alors dans une logique purement financière, le choc culturel étant parfois assez rude. «Vendre à un groupe peut se révéler financièrement intéressant pour le cédant. Dans certains cas, l'offre du groupe est même de 30% supérieure à celle d'autres acquéreurs. Mais attention aux mauvaises surprises, car négocier avec un groupe cela veut dire négocier avec face à soi tout une structure de juristes qui va exiger un certain nombre de garanties de passifs et d'actifs. Céder à un groupe peut aussi signifier la fin du nom de l'entreprise et la perte de certaines de ses valeurs», prévient Jean-Marc Tariant, dirigeant du cabinet Finance et Stratégie.
Les méthodes de valorisation sont souvent bouleversées lorsqu'une entreprise est dans le collimateur d'un groupe.