L'un des principaux cabinets d'avocats régionaux français, le Nantais Cornet Vincent Ségurel (CVS), débarque en force à Rennes. L'entreprise, qui emploie 110 collaborateurs à Nantes et à Paris (dont 70 avocats), vient d'intégrer dans la préfecture bretonne François-Xavier Michel, ancien associé du cabinet Druais Michel-Lahalle, qui dirigera le nouveau bureau rennais. CVS s'associe également avec deux autres cabinets, Portier Collet Verdier et Coquet Logeais. L'ensemble des activités rennaises emploie aujourd'hui neuf personnes pour 1,8M€ de chiffre d'affaires. Elles sont rassemblées au sein d'un GIE, jusqu'à leur intégration complète, prévue en fin d'année. Pour CVS, il s'agit de faire à Rennes, ce qui a déjà été réalisé à Nantes. Fondé en 1973, le cabinet s'adresse une clientèle d'entreprises et de collectivités et se spécialise dans la réponse à l'ensemble de leurs problématiques (droit immobilier, fiscal, commercial, social,etc.), que ce soit au niveau du conseil que du contentieux.
15 recrutements à Rennes
Cela veut dire que le pôle rennais va progressivement monter en puissance. Une quinzaine de personnes devraient renforcer le bureau breton dans les trois ans, afin de créer un pôle de droit public, conforter le département juridique et organiser des spécialités en droit commercial et en fusion/acquisition. À Nantes, avec 45 avocats, le cabinet a atteint «sa taille critique», selon Frédéric Marchand, l'un des 21 associés. L'extension passe alors par la découverte de nouveaux territoires. CVS s'est ainsi implanté il y a dix ans à Paris. Avec une certaine réussite, puisqu'il compte 25 avocats dans la capitale. Mais contrairement à Nantes, où il domine le marché, à Paris, «nous ne pesons pas lourd par rapport à d'autres cabinets qui peuvent employer jusqu'à 800 personnes», indique Jean-François Martin, également avocat associé. Toujours est-il que cette stratégie de développement a permis à CVS d'afficher des taux de croissance annuels à deux chiffres depuis une décennie, l'année 2009 faisant exception, avec «seulement» une progression de l'ordre de 5%, à 15M€ de CA. Le cabinet vise 17M€ pour 2010, 20M€ pour 2013 et ne s'interdit pas à terme de dupliquer son modèle sur d'autres territoires. «Notre stratégie, c'est de nous implanter dans des capitales régionales. Si on se projette, l'avenir est clairement dans des villes comme Bordeaux, Lille ou Lyon», conclut Frédéric Marchand.
Après Paris, le cabinet d'avocats d'affaires nantais Cornet Vincent Ségurel s'attaque au marché rennais où il intègre des professionnels locaux.