En 1984, lorsque le Nazairien Jean-Claude Thiriet lance la CGPME de Loire-Atlantique, l'antenne ne comptait qu'une vingtaine d'entreprises. Depuis, celle-ci a fait du chemin et affiche son dynamisme dans le département. En avril, cinq cents personnes sont venues célébrer le 25e anniversaire de la CGPME Loire-Atlantique. Parmi elles, le préfet, les présidents des CCI ou du conseil général ainsi que Jean-François Roubaud, président de la CGPME nationale. Ce dynamisme se matérialise par un nombre toujours croissant d'adhérents. En 2008, 185 entreprises de Loire-Atlantique ont rejoint les rangs du mouvement (contre 113 départs, dont 84 liés à une vente ou une cessation d'activité). Cela porte à 1.400 le nombre d'adhérents directs de la CGPME (5.600 en comptant les branches professionnelles). Dynamique, la CGPME l'est assurément. Cela lui permet d'afficher quelques ambitions: Philippe Moreau, le président en Loire-Atlantique, vise les 1.700 adhérents directs à la fin de l'année.
Nouveaux services
Pour attirer les entreprises dans son giron, l'organisation patronale peut compter sur la mise en place de services aux adhérents toujours plus nombreux. Une assistance juridique ou un appui en matière de ressources humaines ont ainsi récemment été mis à la disposition des entreprises. La CGPME planche aujourd'hui sur l'international. «L'idée est de donner quelques clés aux entreprises. Surtout en période de crise, cela peut valoir le coup de gagner des marchés à l'étranger», indique Yann Le Bihen, le délégué régional. Après une mission au Maghreb, un jumelage avec un syndicat professionnel russe doit être conclu en 2010, dans le cadre de l'année franco-russe. Ces initiatives renforcent les actions menées jusqu'à présent, en faveur des économies d'énergies, du renforcement du lien entre écoleset entreprises, de la veille économique ou de l'intégration professionnelle des personnes handicapées. Autres éléments renforçant le pouvoir d'attraction du syndicat: ses valeurs et sa combativité, qui peuvent réconforter certains entrepreneurs en ces temps de crise. «Nous voulons voir pratiquer un libéralisme tempéré», indique Philippe Moreau pour qui «la valeur ajoutée, c'est l'homme». «L'économie et les entreprises ont pour fonction unique de servir l'homme. On peut s'étonner du silence des autres que l'on sait plus attirés par les défenses catégorielles ou corporatistes».
Tél.: 02.40.52.12.12.
Alors qu'elle vient de fêter en avril son 25e anniversaire, la CGPME continue d'attirer de plus en plus d'entreprises.