Chloé Bellocq, vous êtes la présidente d'In Cell Art. Comment cette entreprise de biotechnologies nantaise a-t-elle construit sa réussite?
In Cell Art se distingue par un modèle économique mixte avec une activité qui se répartit entre la commercialisation de réactifs de transfection (NDRL: processus de transfert de gènes) et de services de biotechnologies, la vaccination et des prestations de services, dont le succès commercial a été très rapide. Ce pôle génère plus de 80% de notre chiffre d'affaires et présente des perspectives de développement. Notre croissance s'appuie, certes, sur l'innovation, mais aussi sur les ressources humaines. Les effectifs vont d'ailleurs passer de neuf à quinze collaborateurs d'ici à trois ans, ce qui nous incite à transférer notre site sur l'Ile de Nantes. Notre environnement nous a aussi aidés. Dès le démarrage, nous avons ainsi été accompagnés par l'incubateur Atlantpole, puis nous sommes devenus membres du pôle de compétitivité Atlantpole Biothérapies, et avons obtenu le soutien de collectivités territoriales et d'Oseo, sous forme de subventions et d'avances remboursables.
Comment financez-vous votre innovation?
Nous sommes dans un processus d'innovation en continu pour répondre aux besoins médicaux. Nous travaillons actuellement sur un vaccin contre le cancer du foie. Ce type de projet engage de gros investissements ce qui suppose de trouver de nouveaux financements pour soutenir nos dépenses en R & D.Raison pour laquelle nous allons développer l'activité dédiée aux prestations de services.
Quelles sont vos ambitions?
De 2007 à 2011, notre chiffre d'affaires est passé 70.000euros à 600.000euros. Cette année, nous espérons flirter avec le million d'euros et tablons sur 1,5million en 2013. À l'horizon 2014, nous pourrions céder des licences d'exploitation à nos partenaires industriels. Nos volumes pourraient alors atteindre quatremillions d'euros, ce qui nous permettra de dégager de nouvelles ressources pour nos investissements futurs.
Troisième prix (+780% de CA) La vente de premières licences pourrait booster la PME déjà en forte croissance.