Les cinq réunions organisées depuis le mois de mars entre les différentes organisations syndicales et patronales n’ont rien donné. Le nouveau gouvernement, qui voudrait généraliser la mesure en l’incluant dans sa réforme du code du travail, récupère le dossier. « Il y a des questions auxquelles nous ne sommes pas parvenus à répondre telles que : jusqu’à quel rang de sous-traitance mettre en place la mesure ? Des sous-traitants dont le siège ne serait pas en Loire-Atlantique seraient-ils concernés ? », explique une source proche du dossier local.
Le pacte territorial avait été signé en février dernier entre Myriam El Khomri, à l’époque ministre du Travail, Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’Industrie, le président du Conseil régional Bruno Retailleau, le Préfet de Région, ainsi que le directeur territorial de Pôle Emploi et le directeur adjoint de la Dirrecte. Il autorise notamment le recours à des CDI de chantier, c’est-à-dire des CDD dont on ne connaîtrait pas précisément la date de fin du contrat, ou des CDI dont le processus de licenciement serait allégé. Concrètement, l'employeur engage un salarié pour une mission précise dont la durée ne peut être préalablement définie avec certitude. Le contrat de chantier est surtout utilisé actuellement dans le BTP, dans le cadre de la réalisation de chantiers. Selon le ministère du Travail, la filière navale pourrait ainsi avoir besoin de recruter 400 personnes cette année, rien qu'à Saint-Nazaire.