Tous les matins depuis mi-mars, en arrivant au bureau, je me précipite sur le communiqué de presse du Grand Lyon intitulé "Collecte des déchets/Point de la situation". Et j'avoue que le pourcentage de grévistes, tout comme les montagnes d'ordures que je croise à chaque coin de rue, influencent quelque peu mon humeur du jour ! Le bras de fer entre Gérard Collomb, président du Grand Lyon, et les forces syndicales s'est engagé sur un seul mot : "privatisation". Un gros mot pour certains, alors que le fonctionnement public/privé est déjà opérationnel pour la collecte. L'appel d'offres lancé vise juste à rebattre les cartes de la répartition géographique entre le service public et des entreprises privées, tout en conservant une part à 50/50. Las de ce conflit, le président PS du Grand Lyon est allé jusqu'à assigner en référé huit grévistes responsables syndicaux pour "entrave à la liberté de travailler" pour avoir bloqué les accès des dépôts aux personnels souhaitant assurer les tournées. Celui-ci a été retiré, comme pour engager le processus de paix. En vain à l'heure où nous bouclons le journal. Stop ! Il faut arrêter
ce style de comportement et de revendications futiles. Nous n'en avons plus les moyens ! Les finances publiques sont en berne et ces conflits nous coûtent chers ! Le droit de grève, pourquoi pas. À condition de ne pas empêcher ceux qui veulent travailler. À quand un service minimum pour la collecte des ordures ménagères ? @email
- LE BILLET