Il y a encore trois ans, la France ne comptait que 5.000 business angels pour 35.000 à 40.000 en Grande-Bretagne et jusqu'à 500.000 aux États-Unis. Sous l'effet de la loi TEPA de 2007, qui encourage l'investissement dans les PME, les réseaux se sont depuis multipliés et leurs responsables suivent de près les «coups de rabot» envisagés par le gouvernement et les parlementaires dans le «paquet fiscal». Reste que ces investisseurs se sont inscrits dans le paysage.
Ouverture du carnet d'adresses
«Le business angel est souvent un chef d'entreprise ou un cadre dirigeant à la retraite qui souhaite avoir la maîtrise de ses investissements en rentrant dans le capital social mais aussi en accompagnant le porteur de projet en lui ouvrant son carnet d'adresses, ses réseaux, et en mettant ses compétences à sa disposition. C'est une réelle plus-value en phase d'amorçage ou de reprise», explique Charlotte Levenne, animatrice du réseau de business angels Ouest Angels. Les business angels peuvent intervenir directement ou par le biais de Siba (Sociétés d'investissements de business angels) qui renforcent le potentiel de mobilisation de fonds en offrant l'intérêt d'un interlocuteur unique. «L'investissement moyen de chaque membre de Ouest Angels est d'environ 12.000€ avec un seuil minimum de 8.000 €. Nous intervenons, selon les dossiers, à hauteur de 35.000 € mais nous avons été jusqu'à 240.000 €», poursuit Charlotte Levenne qui souligne: «le critère essentiel, c'est l'homme ou la femme qui porte le projet». Durée moyenne d'instruction d'un dossier: six mois.