Les faits. Le logo du géant nordiste du légume n'est pas passé inaperçu cet été sur la grand-voile de la quinzaine de bateaux du Tour de France à la voile. Après une campagne remarquée de sponsoring sportif de 1999 à 2007, pourquoi ce retour à flot? Le regard de Christophe Chateau, directeur communication et marketing corporate. «En 1999, nous nous étions lancés dans la voile car nous cherchions une façon de communiquer complémentaire et moins onéreuse que la télé, sachant que nos consommateurs sont des consommatrices et notre notoriété déjà à 100%. Nous sommes arrivés à la voile par le sens et les valeurs. La course au large, c'est une aventure humaine, la proximité du public et de la haute technologie respectueuse de l'environnement. Les budgets associés sont raisonnables: 1,5 à 2M€ par an, amortissement du bateau compris. Nous avons été surpris de constater que ce projet rejaillit en interne et donne de la fierté d'appartenance. C'est devenu un projet de motivation. Notre bateau était parmi les meilleurs, avec le plus de retombées médias. Le Vendée Globe est par exemple l'un des événements sportifs les plus médiatisés. En 2007, nous avons atteint un pic et déjà se profilait la crise. De plus, le bateau reste très franco-français, alors que Bonduelle réalise 70% de son CA hors de France. Stratégiquement, nous avons alors décidé d'investir dans une fondation d'entreprise. Cette année, le Tour de France à la voile cherchait un sponsor (Ndlr, 300K€). Pour Bonduelle, c'est une opportunité, une façon de souffler sur la braise à travers une course populaire, au départ de Dunkerque avec un village à chaque étape. Je suis satisfait de notre visibilité, qui aide à lutter contre notre image désuète de petits pois en conserve.»
Propos recueillis par G.B.
- LE CAS DE COM'