«Fabriquer des plats cuisinés bio ne contribue pas seulement à construire l'image éthique de l'entreprise. Ce sont de vraies valeurs que je défends. Je ne me vois pas faire autrement. Sans aller plus loin dans la démarche environnementale, en aménageant une usine de production de plats cuisinés basique à tous les niveaux, j'aurai pu économiser 200.000 euros. Pour un total de 729.000 euros que j'ai investi avec mes cinq associés l'an dernier, dans l'achat et l'aménagement de cette usine de 500 m² zone du Bois Vert à Poërmel. Une usine équipée d'un ballon de 3.000 litres alimenté par le système de réfrigération. Celui-ci crée de la chaleur qui permet de chauffer l'eau. Et la boucle est bouclée.»
Des prestataires et fournisseurs locaux
«J'ai privilégié tant que faire se peut un ensemble de fournisseurs et prestataires locaux. En Bretagne, il y a tout pour faire du bio. Mes fournisseurs sont entre autres les Viviers de Roscoff et Ame Hasle en Ille-et-Vilaine pour les produits de la mer, Bretagne Bio Equité à Pontivy pour les légumes, la laiterie Le Gall de Quimper pour la crème, Montfort Viandes au Faouët pour la viande, Bio Valeurs à Carentoir pour le porc.... Et hormis un industriel allemand pour la marmite et le four, c'est Guelt à Quimperlé qui a réalisé notre machine d'automatisation d'operculation. J'ai privilégié les entrepreneurs locaux à tous les niveaux.»
Des emballages sept fois plus chers
«De même pour les consommables. J'ai choisi des barquettes en carton recyclé, contenant moins de plastique, et d'autres en bouteilles plastiques recyclées. Avec des encres et de la colle végétales. Le coût de ces emballages est sept fois supérieur à des emballages normaux. Mais ma priorité c'est l'éthique. Ne me demandez pas de faire du premier prix ou du discount, je ne sais pas le faire. Je ne veux pas acheter du poulet en Thaïlande. Mon poulet vient de Vendée. Il est bio et Label Rouge.Nos barquettes sont vendues, prix public, plus de quatre euros les 300 grammes. »
4.000 barquettes semaine
«Cet été, nous avons optimisé l'outil pour une activité soutenue à la rentrée. Notre chiffre d'affaires a déjà été multiplié par cinq depuis l'an dernier. Je vise 400.000 euros en 2013. D'abord grâce à notre référencement auprès des 327 magasins Bio Coop de France, puis grâce aux grossistes bio que nous livrons. D'autres contrats doivent être signés prochainement, dont un portant sur une enseigne comptant 225 magasins. La grande distribution est en réflexion.Pour l'heure, nous sommes à 2.000 barquettes par semaine et devrons passer à 4.000 barquettes semaines fin septembre. Pour une capacité industrielle de 15.000 barquettes par jour ».
Bio JSF
(Ploërmel) Effectif : 6 personnes Chiffre d'affaires 2011 : 38.000 euros Tél. : 02 97 93 16 80.