Auracolor : L'imprimeur investit à Haute-Goulaine
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Auracolor : L'imprimeur investit à Haute-Goulaine

Pour faire face à une forte croissance, l'imprimeur Auracolor investit 1M€ dans un nouveau site à Haute-Goulaine.

Lorsqu'en 2003 Nicolas Vanca reprend Auracolor, l'imprimeur lucéen et ses six collaborateurs réalisaient 600.000€ de chiffre d'affaires. Cinq ans plus tard, l'entreprise emploie quinze personnes et dégage 1,5M€ de revenus. La crise? Pour l'instant, Auracolor ne la connaît pas, le dirigeant de 35 ans tablant même sur une croissance de 20% cette année. Pour accompagner ce fort développement, l'entreprise s'apprête à changer de site. En janvier, elle quittera Sainte-Luce-sur-Loire, où elle a vu le jour en 1993, pour un bâtiment de 900m² situé à Haute-Goulaine. L'investissement de 1M€ lui permettra de doubler la surface de son atelier et de tripler celle de ses bureaux. Ce déménagement pourrait s'accompagner par une opération de croissance externe, voire par l'achat d'une nouvelle presse. C'est dire si l'optimisme et les perspectives de l'imprimeur détonnent en ces temps moroses. Ce qui explique la bonne forme de la PME? «On ne part pas de très haut, c'est donc plus facile d'enregistrer des taux de croissance élevés», relativise d'abord Nicolas Vanca avant d'évoquer le positionnement d'Auracolor: «Nous étions auparavant spécialisés dans le document administratif. En intégrant de nouveaux moyens industriels, notamment la couleur, nous réalisons aussi des brochures, étiquettes, plaquettes, dépliants, etc. Et nous avons un fort souci du service, en termes de conseil, de délais ou de finition. Au final, nous sommes en mesure de répondre à 80% des besoins des PME et sommes bien positionnés sur des petits tirages», explique le dirigeant.




PME locales et références nationales

Conséquence: Auracolor est en mesure de capter une multitude de petits marchés. Nicolas Vanca revendique ainsi 450 clients en 2008, avec un panier moyen de 415€. Ce marché, en majorité de PME du département, l'entreprise s'est donné les moyens d'aller le chercher. Des quinze salariés, «six sont en contact direct avec les clients. Nous nous investissons beaucoup dans la commercialisation de nos produits», précise Nicolas Vanca. Parallèlement, l'imprimeur capte également des références nationales, parmi lesquelles Quick et Look Voyages, ainsi que certains marchés plus lointains (des mairies de la région parisienne jusqu'au cabaret Michou!). Depuis quatre ans, «nous répondons à certains appels d'offres publics. Cela permet de sécuriser le développement de l'entreprise», indique Nicolas Vanca. Résolument offensif, le jeune dirigeant n'oublie pas que nombre de ses confrères ont mis la clé sous la porte ces dernières années. Une raison de plus pour rester prudent malgré la croissance: «Nous allons d'abord chercher des volumes, quitte à les faire sous-traiter s'il le faut. Après, une fois les marchés captés, on regarde de quels outils on a besoin», conclut le dirigeant.

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