Abab : Les business angels nantais s'intéressent à la Vendée
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Abab : Les business angels nantais s'intéressent à la Vendée

Business Angels Après Angers, le réseau nantais Abab regarde vers la Vendée. Dans le même temps, il s'ouvre à des entreprises plus matures.



Didier Allain-Dupré, en 2010, lors de votre arrivée à la présidence d'Abab, vous souhaitiez élargir le champ d'action du réseau de business angels nantais. Où en êtes-vous?

«Avec le Maine-et-Loire, cela fonctionne bien. Des business angels comme Jean-Guy Sarrazin, ancien président de la Banque Populaire Atlantique, ou Alain Saulnier, ancien président du tribunal de commerce d'Angers, nous ont rejoints début 2011. Une quinzaine d'investisseurs du Maine-et-Loire, où nous disposons d'un permanent grâce à la CCI d'Angers, sont aujourd'hui membres du réseau. La première phase de régionalisation d'Abab est donc terminée. La Mayenne et la Sarthe ayant déjà des réseaux de business angels structurés, la deuxième étape sera peut-être la Vendée. Des premiers contacts ont été établis et nous avons reçu un bon accueil de la part de la CCI. Maintenant, les Vendéens ont aussi leurs réseaux informels. On verra bien comment cela va évoluer, sachant que l'essentiel, c'est qu'il existe quelque chose en termes d'amorçage sur ce territoire. Je reste évidemment convaincu que le niveau régional est un bon échelon. On arrive mieux à faire les choses à plusieurs.


Est ce que la morosité économique et les incertitudes fiscales freinent vos prises de participation au capital des entreprises?

«Ces deux éléments brouillent les esprits et freinent un peu notre développement. Mais on a déjà connu des coups de canifs au niveau de la fiscalité et on est toujours là. Et tant qu'il y aura de bons projets, on arrivera toujours à trouver des fonds. Et des bons projets, il y en a toujours, malgré l'ambiance actuelle.


Combien ont investi les business angels d'Abab en 2011?

«L'an passé, les 70 membres d'Abab ont injecté 852.000€ au capital de neuf entreprises. Doyoubuzz, Terra Eco ou Tikeasy en Loire-Atlantique. Surfactis ou le motoriste Midual dans le Maine-et-Loire. C'est notre plus haut niveau d'investissement depuis notre création en 2007. En 2010, nous avions investi 673.000 €. Cette année, on vise 800.000 €, sachant qu'en plus de l'amorçage, nous nous ouvrons de plus en plus aux entreprises mâtures et aux projets de reprise.


C'est une façon pour vous de réduire les risques?





«Oui, ça joue dans notre choix. Car plus vous êtes en amont d'une réelle existence économique-c'est-à-dire dans l'idée, dans la réalisation d'un prototype ou dans le lancement commercial-plus votre investissement est risqué. Et pour trouver une pépite, il faut soulever beaucoup de cailloux... Maintenant, il s'agit aussi de répondre à un besoin des chefs d'entreprise à un moment où les caisses des venture capital sont presque vides. Nous ne sommes pas là pour nous substituer au capital-développement ou au venture capital. Surtout que notre fourchette d'intervention se situe en moyenne entre 100.000 et 300.000€. Nous sommes là pour apporter la petite brique supplémentaire qui permet à l'édifice de tenir.»

Abab



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