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3DTech : L'entreprise prête à ouvrir son capital
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3DTech : L'entreprise prête à ouvrir son capital

L'entreprise challandaise dirigée par Alain Guérin est à la recherche d'investisseurs pour développer son activité. L'entrepreneur étudie plusieurs options.

Alain Guérin, le patron de VTech, société basée à Challans et spécialisée dans les solutions d'impression et de gestion des documents croit dur comme fer à l'impression 3D. Par le biais de sa société 3DTech, il promeut cette nouvelle pratique. « Sur ce créneau, on commence à être crédible », annonce le dirigeant qui fournit notamment le Futuroscope de Poitiers en imprimantes 3D. Cependant, il se trouve aujourd'hui face à un marché qui peine à décoller et à la réticence des banques. Cependant, il est sûr du potentiel de la pratique, il est aujourd'hui à la recherche d'investisseurs et est prêt à ouvrir le capital de sa société pour continuer à avancer. « Il nous faudrait environ 300.000 euros. Je ne suis pas juste à la recherche d'argent, je souhaite un investisseur qui s'engage dans la durée, une personne qui nous tire vers le haut et qui nous questionne sur nos façons de faire », indique Alain Guérin.

Déjà des pistes

L'entrepreneur a déjà quelques pistes. « Un investisseur qui souhaite rester discret est prêt à s'investir avec nous sur la durée. C'est un fin connaisseur du monde industriel. Il a une certaine connaissance de l'accompagnement des entreprises innovantes. Nous avons également recueilli deux prêts d'honneur grâce à la CCI : un prêt Vendée Croissance de 70 000 euros en partenariat avec la BPI et un prêt CCI innovation de 80 000 euros sur lequel nous avons un report de deux ans de remboursement de la dette. »

Pédagogie

D'après le patron de 3DTech, si le marché peine à s'emballer, c'est à cause du côté novateur de cette technologie et « du besoin de faire de la pédagogie ». Aujourd'hui, il vise une clientèle d'industriels, de bureaux d'études ou de cabinets d'architectes qui pourraient utiliser l'impression 3D pour modéliser, prototyper, sortir une petite série ou une pièce unique nécessaire à un projet. « Cette technique ne se substituera pas à l'usinage, mais elle est complémentaire » de ce qui est pratiqué aujourd'hui. D'autant que le matériel a évolué et qu'il est aujourd'hui possible d'imprimer en 3D des pièces en métal. Pour l'heure, les potentiels de développement en France sont certains d'après le dirigeant. 38 % du parc mondial des imprimantes 3D se trouvent aux États-Unis, 25 % en Europe (3,2 % en France, 9,3 % en Allemagne, 8 % en Grande-Bretagne, et 6 % en Italie) et 25 % en Asie, ce qui laisse augurer des potentialités de développement certaines.

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Parallèlement, 3DTech vise d'autres marchés : la sous-traitance avec un service d'impression, de scan et d'infographie 3D mais aussi de location. L'entreprise vise aussi le marché de l'événementiel, piloté par sa femme Sylvie Guérin, avec des prestations de type conférences, démonstrations, ou encore d'impression de figurines 3D ludiques. Des figurines qui remportent un certain succès mais qu'il est encore obligé de sous-traiter du fait du prix de la machine qui sert à les fabriquer (100 000 euros).

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