Morbihan

Santé

Efelya aide au dépistage des pathologies de grossesse

Par Xavier Eveillé, le 02 octobre 2018

Créée par l'Hennebontaise Florine Duplessis, installée au PIBS de Vannes, Efelya développe à l'échelle mondiale une plateforme afin d'améliorer le dépistage des pathologies de grossesse les plus fréquentes. La start-up participera au prochain CES de Las Vegas.

Florine Duplessis (au centre), Nicolas Gavard-Pivet  et Nicolas Duplessis constituent l'équipe de la start-up Efelya, basée à Vannes.
Florine Duplessis (au centre), Nicolas Gavard-Pivet et Nicolas Duplessis constituent l'équipe de la start-up Efelya, basée à Vannes. — Photo : Efelya

Les créateurs

De formation sage-femme échographiste, Florine Duplessis est spécialisée dans les grossesses pathologiques. La jeune femme a grandi à l’étranger. Elle a elle-même vécu une grossesse à risque alors qu’elle vivait en Amérique du Sud : « Une pathologie n’a pas été dépistée faute de moyens et cela a mis en jeu le pronostic vital de mon bébé. Cela s’est fini aux urgences en réanimation. Cette double expérience m’a convaincue qu’il y avait des pistes pour améliorer le suivi de grossesse dans les régions du monde sous-dotées en infrastructures médicales. » L’idée d’Efelya est née.

Début 2018, la start-up se constitue au PIBS de Vannes autour de son mari, Nicolas Gavard-Pivet, ingénieur en algorithmie, et de son frère, Nicolas Duplessis, responsable stratégie opérationnelle. Efelya s’appuie sur un réseau de développeurs en externe. Un avocat spécialisé en e-santé et un médecin de recherches complètent l’équipe.

Le concept

Chaque années, 300 000 femmes enceintes décèdent, ainsi que deux millions de nouveau-nés, la plupart en Afrique et Asie du Sud. Le projet consiste à développer une plateforme à destination des patientes et professionnels de santé. Ils sont isolés et manquent cruellement d’outils de suivi. Efelya met à disposition des questionnaires permettant d’aider à diagnostiquer les pathologies les plus fréquentes. L’application s’appuie sur des recommandations mises en place par l’OMS et permet d’effectuer des tests plus ciblés avec notifications. Les praticiens et patientes isolés pourront s’identifier et accéder aux bases de données et aux protocoles de suivi personnalisé. 

Les perspectives

Les collectes de données vont s’enrichir au fil du temps. « C’est aussi du machine learning. Cela peut apporter des informations précieuses à la recherche médicale » et en dire aussi beaucoup sur les risques environnementaux, dans des régions où la pollution est souvent maximale. Ainsi peuvent-elles intéresser les gouvernements. La plateforme cible aussi le suivi des expatriés : « Avec des risques moindres pour les personnes et, par-delà, les compagnies d’assurance. »

En phase de test, la plateforme Efelya doit se déployer à grande échelle dans les prochains mois avec le soutien de la fondation Zero Mothers Die : « Nous travaillons sur les aspects juridiques, qui sont complexes, mais aussi sur la traduction en anglais, espagnol, arabe, hindi… Nous avons participé au EHealth World Monaco cet été avec d’excellents retours et serons au CES de Las Vegas en janvier. » Une levée de fonds pour le déploiement international, dont les modalités restent à affiner, s'annonce pour le tout début 2019.

Florine Duplessis (au centre), Nicolas Gavard-Pivet  et Nicolas Duplessis constituent l'équipe de la start-up Efelya, basée à Vannes.
Florine Duplessis (au centre), Nicolas Gavard-Pivet et Nicolas Duplessis constituent l'équipe de la start-up Efelya, basée à Vannes. — Photo : Efelya

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