Saint-Nazaire

Energie

Geps Techno va tester au Croisic son générateur d'électricité avec la houle

Par Amandine Dubiez, le 14 juin 2018

Grâce à cette levée de fonds de 3 millions d'euros, la PME nazairienne Geps Techno peut entamer la construction d'un prototype de plateforme flottante qui génère de l'électricité grâce à la houle et le soleil. Elle sera testée au large du Croisic pendant 18 mois.  

Une des bouées commercialisées par Geps Techno et installées par la start-up nazairienne Akrocéan. — Photo : Akrocean

Il peut fournir 150 kW d’électricité, soit l’équivalent de la consommation d’une cinquantaine de maisons et cela, simplement grâce à l'énergie de la houle et du soleil. Geps Techno a réussi à lever 3 millions d'euros pour financer ce prototype de générateur écologique flottant qui sera testé pendant 18 mois sur le site d'expérimentation de Centrale Nantes au Croisic. 

Un géant de l'industrie offshore au capital

Plus précisément, la PME nazairienne fondée par Jean-Luc Longeroche et Philippe Magaldi ( 14 salariés, 1M€de CA) a levé 2M€ grâce à l'entrée à son capital de l'entreprise d'installations parapétrolières offshore anglaise Subsea 7 (3,4Mds € de CA), mais aussi du réseau Ouest Angels et d'un industriel breton. Un apport complété par une aide R&D de 1M€ de Bpifrance.

Un marché de dizaine de millions d'euros

Cette drôle de bouée, actuellement en cours de montage par STX France et Mecasoud, intéresse tous ceux qui travaillent en mer, que ce soit des scientifiques, des ingénieurs sur les plates-formes pétrolières ou les créateurs de fermes aquacoles." Elle peut remplacer des moteurs à essence, utilisés jusqu’ici en pleine mer pour dépanner sur des services de maintenance", explique Jean-Luc Longeroche qui vise ainsi l’immense marché de l’éolien en mer. « C’est un marché de dizaine de millions d’euros », précise le président de Geps Techno qui regarde avec attention les projets de fermes éoliennes au large de Saint-Nazaire, Fécamp et Courseuilles lancés par EDF.

Rentable depuis cette année

« On est en négociation avec une dizaine de clients actuellement, ce qui correspondrait à une enveloppe de 20 M€ », explique Jean-Luc Longeroche. Rentable depuis cette année, Geps Techno réalise 1,2 M€ de chiffre d’affaires en 2017 grâce à la vente de 7 bouées, des versions plus petites et six fois moins puissantes que les plateformes ( photos ci-dessus). Geps techno, qui a vendu cette année sa première bouée à l’export, travaille en France avec l’Ifremer (L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et Akrocéan, une jeune entreprise nazairienne qui recueille des données offshore. Geps Techno commercialise aussi un système stabilisateur qui réduit le roulis du navire dans toutes les conditions de mer. 

Une des bouées commercialisées par Geps Techno et installées par la start-up nazairienne Akrocéan. — Photo : Akrocean