Un mois vu par Jean-Louis Gagnaire

Un mois vu par Jean-Louis Gagnaire

Vice-président de la Région Rhône-Alpes, en charge du développement économique et de l'innovation depuis 2004. Député PS de la Loire depuis 2004. Parcours Dirigeant d'une PME familiale, il a été successivement instituteur, CPE et chargé de cours à l'Université. Il a cofondé une MJC en 1979, puis milité sur le plan syndical avant d'adhérer au Parti Socialiste en 1982.

L




es élections.

Je suis, bien entendu, très satisfait de l'élection de François Hollande à la présidence de la République. D'autant qu'elle s'est faite dans de très bonnes conditions dans la Loire en général, et à Saint-Étienne en particulier. Il a fallu ensuite relancer la machine pour les législatives. Cela a été très difficile pendant 15 jours car beaucoup d'électeurs ne voyaient pas l'intérêt de se mobiliser. Avec mon équipe de campagne, nous nous étions fixé un objectif, en plaisantant, de 60% des voix. Cela nous semblait inaccessible. Au final, nous l'avons presque atteint! Je suis d'autant plus satisfait que tout s'est déroulé dans les règles avec ma concurrente. Pas d'affichage sauvage, pas de dérive. C'est ainsi que je conçois la politique.




Les événements en Syrie.

Un dirigeant qui massacre les femmes, les enfants, son propre peuple, est complètement discrédité. On ne peut pas cautionner ce qu'il se passe dans ce pays. La France ne peut pas intervenir seule mais François Hollande a eu raison de prendre position. Aujourd'hui, ce sont ceux qui nous empêchent de mettre fin à cette barbarie qui doivent en porter la responsabilité.




Le premier conseil du pôle métropolitain.

Les communautés d'agglomération de Saint-Étienne, Lyon, Bourgoin-Jaillieu et Vienne ont créé un pôle métropolitain dont le premier conseil a eu lieu il y a quelques jours. Je suis très réservé. À mes yeux, c'est une strate supplémentaire. Il ne devait rien coûter, et finalement, on nous annonce 700.000euros de budget de fonctionnement... Bref, ce pôle va à contresens de ce qu'il faudrait faire aujourd'hui, c'est-à-dire simplifier le paysage politique. Et puis, le Grand Lyon a une puissance de réflexion et une puissance opérationnelle impressionnante. Je ne voudrais pas, qu'à terme, Saint-Étienne soit le dindon de la farce.