Terafeed : La TPE mise sur les exportations
# Industrie # International

Terafeed : La TPE mise sur les exportations

Concevant et distribuant des pré-mélanges pour l'alimentation animale, Terafeed se lance à l'international.

«Notre développement va se faire sur l'export». Ils ne sont pas si nombreux les dirigeants de TPE à tenir ce discours. Le potentiel international de Terafeed, Benoît Laurenceau, qui dirige cette entreprise orvaltaise avec son père Rémy, y croit en tout cas. Fondée en 1988, la TPE conçoit et commercialise, auprès de firmes de services et de fabricants d'aliments, des produits pour la nutrition animale. Des carbonates de calcium alimentaires (du calcaire broyé) ainsi que des pré-mélanges brevetés améliorant la charpente osseuse des animaux ou la solidité des oeufs. Dans un marché français jugé mâture, les dirigeants de Terafeed misent aujourd'hui sur les exportations pour tirer leur croissance. Mais comment alors faire pour percer sur les marchés internationaux lorsque l'on est que sept? Pour Terafeed, l'aventure a commencé en 2006 par une structuration, symbolisée par l'obtention des certifications Iso 90001 et Fami QS. «Un prérequis indispensable pour l'international», explique Benoît Laurenceau. Cette phase de préparation interne a continué à travers des embauches qualifiées: toutes les recrues maîtrisent au moins deux langues tandis qu'un collaborateur est dédié à l'analyse de la réglementation des pays étrangers.




«Rentrer dans des réseaux»

Une TPE ne peut pas non plus compter que sur elle-même. «Il faut absolument rentrer dans des réseaux pour progresser et profiter des expériences des uns et des autres», poursuit le dirigeant. Entre la CCI et son World Trade Center, Atlanpole, l'Arist, la Coface, Terafeed multiplie les appuis. Elle obtient même un prêt de 75.000€ de la part d'Oséo et du conseil régional pour alimenter son besoin en fonds de roulement. Car «à l'international, vous êtes payés plus tard qu'en France». La TPE fait enfin appel à la société de conseil nantaise Codrah, pour repérer des zones cibles et valider la compatibilité de ses produits aux spécificités de chaque pays. Les premières études de marché couplées à des actions de prospections, notamment par le biais de salons internationaux, s'avèrent payantes. Terafeed prend ainsi pied en Espagne, en Italie, au Portugal, en Pologne ou au Venezuela. L'export représente aujourd'hui 5% du chiffre d'affaires (3,2M€). «Notre objectif est d'arriver assez vite à 20%», indique Benoît Laurenceau.

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