Scot Sud Loire : Adopté, mais pas à l'unanimité !

Scot Sud Loire : Adopté, mais pas à l'unanimité !

La communauté de communes du Pays de Saint-Galmier et les communes de Villars et Savigneux n'ont pas approuvé le Scot Sud Loire en l'état.

Le schéma de cohérence territorial (Scot) Sud Loire n'a pas fini d'alimenter les débats! Et pour cause, son adoption le 3février dernier est loin d'avoir fait l'unanimité. Six des 26 élus du conseil syndical ont voté contre ce document d'urbanisme, censé concrétiser une volonté politique partagée et une vision commune pour les 20 ans à venir du développement spatial de 117 communes de la Loire.




Une querelle de chiffres

Les dissidents? Les 4 élus de la communauté de communes du Pays de Saint-Galmier et les maires de Villars et Savigneux. «Nous étions tous d'accord sur les grands principes du projet d'aménagement et de développement durable (PADD). C'est avec les déclinaisons territoriales, retranscrites dans le document d'orientations générales (DOG), que nous avons commencé à avoir des interrogations et des réserves. Nous aurions souhaité lever ces points de désaccords, mais ils ont été balayés», justifie Monique Girardon, présidente du Pays de Saint-Galmier. Parmi ces points de désaccord, on trouve la distribution des autorisations de construction de nouveaux logements. Le Pays de Saint-Galmier s'est vu accorder 2.400 nouvelles constructions possibles sur les dix prochaines années. Monique Girardon, qui se base sur les chiffres de la dernière décennie, en réclamait 4.000.





Néanmoins soucieuse de faire primer l'intérêt général sur l'intérêt particulier, la présidente du Pays de Saint-Galmier était prête à passer outre cette querelle de chiffres... Mais la rédaction du document d'aménagement commercial (DAC), inclus dans le Scot, a finalement eu raison de sa volonté de consensus.




Désaccord sur l'aménagement commercial

En cause, le refus des autres élus de voir sortir de terre une nouvelle ZAC à la Gouyonnière (Andrézieux-Bouthéon). Motivé par une volonté de préserver l'attractivité commerciale des centralités existantes, ce refus tue dans l'oeuf le projet de retail park annoncé il y a quelques mois. Pour les mêmes raisons, le DAC prévoit aussi le gel des extensions des ZAC à Villars et à Savigneux. Gel qui a conduit les maires des deux communes à jeter eux aussi un coup de froid lors du vote. Pour autant, malgré ces désaccords, le Scot est aujourd'hui une réalité bel et bien applicable. Les EPCI ont désormais trois ans pour mettre en conformité leur programme local pour l'habitat (PLH). Idem pour les communes avec leur plan local d'urbanisme (PLU). En attendant les deux prochaines étapes, à savoir l'élaboration du schéma de développement économique et de celui des déplacements (prévus pour la fin 2010/début 2011), Monique Girardon s'est réservé le droit de déposer un recours auprès du tribunal administratif. «Nous avons aussi la possibilité de demander au préfet notre retrait du Scot», confie-t-elle. Cela promet pour la suite des débats!