Le président d'HEF R&D
(Andrézieux-Bouthéon dans la Loire) a été élu mi-mai président de l'Agence régionale du développement et de l'innovation, à la suite d'André-Jacques Auberton-Hervé, P-dg de Soitec. «Depuis sa création en 2008, l'outil s'est bien structuré, analyse Philippe Maurin-Perrier. Aujourd'hui, la Région et l'État souhaitent passer à la phase Ardi 2.0.» Pour cela, le dirigeant, diplômé de Centrale Lyon et docteur en mécanique sur la thématique de la tribologie, s'est fixé deux grands axes pour accompagner cette évolution. «Dans un premier temps, je souhaite renforcer le positionnement de l'Ardi dans l'écosystème régional d'innovation qui est très complexe avec plus d'une centaine d'entités, détaille-t-il. Mon objectif est d'initier un travail collaboratif avec l'ensemble des acteurs comme les CCI, Oseo, les pôles de compétitivité, les structures nées des investissements d'avenir pour redéfinir le positionnement de l'Ardi. L'idée principale est d'aborder les questions liées à l'innovation du point de vue de l'entreprise et non des acteurs institutionnels.» Autre champ d'action cher au nouveau président: l'axe européen. «L'innovation et l'international sont liés, constate Philippe Maurin-Perrier. Or, avec la création des pôles de compétitivité, les entreprises se sont fortement repliées sur le territoire alors qu'il existe de réelles opportunités communautaires. Je souhaite que l'Ardi réactive les réseaux européens pour détecter les programmes et flécher les appels d'offres vers les entreprises.» Ses projets seront mis en place avec un nouveau directeur, à la rentrée de septembre, pour remplacer Bruno Ragué. Une nouvelle équipe est à la tête de l'Ardi.