Mathieu Défresne, délégué innovation chez Oséo Nord-Pas-de-Calais revient sur le rôle de sa structure et donne le pouls de l'innovation dans la région.
Tout d'abord qu'est-ce qui fait qu'un dossier comme celui de Lutti puisse être approuvé auprès d'Oséo innovation?
Déjà, il s'agissait d'une innovation technologique prouvée et d'une réelle stratégie de développement par l'innovation. Outre ces facteurs, plusieurs éléments ont joué en la faveur de Lamy Lutti. La qualité des 2 dirigeants de l'entreprise et leur stratégie cohérente. Ensuite d'un point de vue financier, il y avait aussi à noter l'intervention de Finorpa (1,5M€) et les apports de fonds propres de la part de la société allemande Katjes. Tout cela s'ajoute à l'approbation du chargé d'affaires et de l'expert
technico-économique. Une fois tous ces éléments réunis, le projet nous paraît solide et viable.
Justement quel est le rôle du chargé d'affaires et d'Oséo innovation auprès des entreprises?
Déjà, son rôle n'est pas de remplacer le chef d'entreprise mais bien de l'accompagner. Nous sommes une équipe de 6 personnes au niveau de la délégation innovation. Un chargé d'affaires effectue environ 100 visites d'entreprises par an. Il est là pour dire que notre structure existe et qu'elle peut les aider. Une fois que l'entreprise est accompagnée, elle peut faire appel à lui si elle a des questions sur la conception de son dossier. Le dirigeant ou le directeur R & D sait qu'il sera là pour répondre à ces interrogations et qu'il le mettra aussi devant ses responsabilités.
Quels sont les montants des aides accordées par Oséo innovation?
Nous sommes assez bien lotis dans la région et ces montants sont en progression depuis 2007 où elles s'élevaient à 16M€. En 2008, elles représentaient 20M€. En 2009, c'est 25M€ qui ont été dégagés pour financer 260 projets innovants. L'année 2010 sera sensiblement la même que 2009 en terme d'aides. Nous avons les moyens de financer les projets innovants dans la région. Les entreprises doivent le savoir.