Merci Standard & Poor's!

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Croissance: 0. Dette: 1.675milliards d'euros. Et cette question lancinante: Comment rembourser sans croissance? Face à cette équation insoluble, Droite et Gauche sont en train de recalibrer leur discours à huit mois des élections. Le gouvernement au pouvoir doit, dans l'urgence, prouver qu'il est en mesure de respecter ses engagements budgétaires, sous peine de perdre le fameux Triple A.La Droite doit donc renoncer à son sport favori:les baisses d'impôts. Ainsi, toutes les gâteries fiscales, accordées en 2007, dans le cadre de la fameuse loi Tepa sont maintenant remises en cause que ce soit: Le Bouclier fiscal, la défiscalisation des heures-sup, les avantages fiscaux pour les nouveaux propriétaires, la défiscalisation des donations... Curieusement, un seul cadeau reste intouchable: La baisse de la TVA dans les restaurants. Mais la Droite a compris le message: Plus de cadeaux fiscaux! La Gauche est également en train de renoncer à son sport favori: les nouvelles dépenses et autres promesses électorales. Manuel Valls le dit clairement: Non aux 300.000 emploi-jeunes et non au retour de la retraite à 60 ans. Bref, la Droite se décide enfin à protéger les recettes de l'État. La Gauche se décide enfin à contenir les dépenses de l'État. Tout arrive! Après 37 ans de déficits publics ininterrompus, et sous l'aimable pression des agences de notation, on se prend enfin à rêver d'un Budget... à l'équilibre!




PLANETE ECO par Axel de Tarlé