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Le CNRS Côte d’Azur fait "matcher" les laboratoires de recherche et les entreprises
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Le CNRS Côte d’Azur fait "matcher" les laboratoires de recherche et les entreprises

Après une première édition en avril dernier, consacrée à la souveraineté numérique, le CNRS Côte d’Azur a organisé une deuxième matinée de son "Meet and Match" sous la thématique cette fois "santé et cosmétique". Un format "speed dating" pour qu’entreprises et chercheurs des laboratoires du territoire se rencontrent et plus si affinités.

Le CNRS Côte d’Azur a organisé son 2e "Meet and Match" à l’Institut de la Mer de Villefranche-sur-Mer — Photo : Olivia Oreggia

Thales Alenia Space, Amadeus ou Naval Group, participants de la première édition en avril dernier, ont laissé place pour ce deuxième "Meet and Match" organisé par le CNRS Côte d’Azur à Horus Pharma, Givaudan et autre Bayer. Un événement qui a eu lieu à l'Institut de la Mer de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes)

15 entreprises font leur marché

De la start-up aux groupes internationaux, une quinzaine d’entreprises est venue rencontrer des chercheurs experts en culture 3D, morphologie cellulaire, génomique, microfluidique, chimie durable ou métabolomique… Des rendez-vous sous format speed dating de quinze minutes chacun.

"L’idée de départ était : "Entreprises, venez faire votre marché !", résume Guillaume Laffite, ingénieur transfert Partenariat et Valorisation, coordinateur de l’événement. Et comme les entreprises n’ont pas de temps, ce format s’y prête particulièrement."

Ingénieur transfert Partenariat et Valorisation au CNRS Côte d’Azur, Guillaume Laffite est le coordinateur des deux premières éditions "Meet and Match" — Photo : Olivia Oreggia

Co-construire dans des "Labcoms"

Pour l’institution publique de recherche, l’objectif était de faire découvrir ses laboratoires locaux (elle en compte 25 sur le territoire) pour espérer ensuite faire émerger le meilleur des deux mondes dans le cadre de laboratoires communs. Des "Labcoms", dans le jargon de la maison.
"L’un et l’autre ont beaucoup à s’apporter, reprend Guillaume Laffite. C’est un petit peu comme un mariage. C’est une feuille de route commune sur quatre ans, animée par l’envie d’avancer sur une thématique commune, avec des projets et une gouvernance partagés entre l’entreprise et le laboratoire, dans un cadre flexible mais qui établit clairement la propriété intellectuelle, la confidentialité… Les ingénieurs transfert, dont je suis, sont les interlocuteurs uniques de l’entreprise."

Une quinzaine d’entreprises, évoluant dans la santé et la cosmétique, ont rencontré, en format speed dating, des chercheurs de 6 laboratoires du CNRS Côte d’Azur — Photo : Olivia Oreggia

"Se nourrir des technologies de demain"

Parmi les participants, le groupe suisse Givaudan (17 580 collaborateurs, CA 2025 : 7,5 milliards de francs suisses, soit plus de 8,2 Md€), géant des parfums et cosmétiques, qui construit actuellement son centre d’excellence à Grasse. Son directeur des partenariats business, Fabien Durand est venu en quête d’éventuelle inspiration. "Il est important d’aller au niveau de la recherche pour anticiper certains bons développements et les dérisquer peut-être aussi, mais surtout pour se nourrir de ce que sont les nouvelles techniques et technologies de demain, et ce, avec des regards différents des nôtres qui amènent une complémentarité."

Fabien Durand est le directeur des partenariats business de Givaudan, géant mondial des parfums, implanté notamment à Grasse — Photo : Olivia Oreggia

Gagner en innovation pour maintenir sa compétitivité

Spécialiste de la santé naturelle implanté à Carros près de Nice, Arkopharma (900 collaborateurs, 200 M€ de CA) a déjà fait appel à un laboratoire du CNRS pour de la prestation de service mais pense pouvoir aller plus loin en matière de partenariats. "On recherche comment se démarquer en matière d’innovation, analyse Philippe Robinet, directeur d’activité innovation de l’entreprise. Et il y a plusieurs façons de se démarquer, ce peut être par le support scientifique du produit, par les méthodes, les procédés d’obtention… On vient donc chercher des partenaires qui nous aident à travailler nos produits, avec leur spécialité."

Rémi Imbert (à gauche) est le directeur du développement analytique d’Arkopharma et Philippe Robinet le directeur d’activité innovation — Photo : Olivia Oreggia

"Et des discussions peuvent créer des idées, assure Rémi Imbert, directeur développement analytique de l’entreprise. C’est aussi souvent une histoire de relation, de rencontre : si on voit que ça marche bien, on sait que le partenariat pourra se faire plus facilement. Ça c’est très important. Ce n’est pas sur un fascicule ou un site internet qu’on peut voir ça."

Le CNRS Côte d’Azur devrait organiser un troisième "Meet and Match" d’ici la fin de l’année 2026.

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