Auparavant nommée Ligeriaa dans les Pays de la Loire, l’association regroupe les industries de l’agroalimentaire, de LDC à Tipiak, en passant par Giffard, Terrena, ou encore les Œufs Geslin. L’association régionale des entreprises agroalimentaires ou Area peut se targuer de représenter le premier secteur industriel de la région, avec près de 70 000 personnes, 33 milliards d’euros de chiffre d’affaires. "Nous sommes la deuxième région agroalimentaire de France", précise Alain Nouvellon, directeur de Jean Routhiau (repris par LDC fin 2024), et co-président d’Area Pays de la Loire.
"Nous sommes la seule région à ne pas avoir de marque régionale"
Pour autant, la région des Pays de la Loire ne possède pas son propre label, à l’instar de Produit en Bretagne, de Fabriqué en Alsace, ou de la marque Côte d’Azur France.
Des réflexions sur l’identité régionale
L’Area des Pays de la Loire aimerait y remédier, et a déjà amorcé les discussions avec les organismes de la Région. "Nous sommes la seule région à ne pas avoir de marque régionale. Sa création engage bien sûr des réflexions politiques, sur l’identité de la région, du Mans à la Roche-sur-Yon, en passant par Nantes", ajoute Alain Nouvellon. En attendant, l’Area Pays de la Loire est en lien avec les autres régions, pour voir la manière dont elles ont pu mettre cela en place, et les retombées d’un tel label.
Faire face à la sécheresse
Néanmoins, cette réflexion ne devrait aboutir, si elle finit par percer, qu’à moyen ou long terme. Dans l’immédiat, le secteur est confronté à une crise liée à la sécheresse, engendrant une baisse de production des matières premières. "Les produits de la mer avec l’augmentation de la température des océans, les œufs, l’arboriculture, ou encore les récoltes de céréales comme le blé… Toutes les filières sont aujourd’hui en souffrance", déplore Isabelle Huiban, directrice générale adjointe de Tipiak et co-présidente d’Area Pays de la Loire.
Face à ces phénomènes, amenés sans aucun doute à se multiplier dans les années à venir avec le réchauffement climatique, l’Area veut inciter ses adhérents à se diversifier, à travailler des produits différents, ou à les transformer de différentes manières. Elle veut aussi appuyer sur l’importance des démarches RSE. "Plus de 80 % des entreprises de l’agroalimentaire suivent leur consommation d’eau", ajoute Alain Nouvellon. En période de sécheresse où la ressource est précieuse, cela en fait toujours 20 % qui ne le font pas encore.