Deux ans après avoir été à un cheveu de mettre la clef sous la porte, MTech Build (qui succède à MTech qui succède elle-même à Marchegay) n'en finit plus d'enchaîner les chantiers de prestige. L'entreprise vendéenne est basée à Luçon. Elle emploie environ 70 salariés et devrait réaliser 14 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017 et a déjà 15 millions d'euros assurés pour 2018.
Dans les pas de François Pinault
« Notre carnet de commandes est déjà plein pour 2018. L'année critique était 2017 et elle est derrière nous » , annonce Franck Champain, qui dirige l'entreprise. Après la livraison au Vietnam de cinq serres coupoles en 2017, l'entreprise est positionnée sur de nouveaux chantiers prestigieux : verrières du siège d'Avril à Bruz, verrières du futur pôle culturel des Franciscaines à Deauville, verrières de La Poste rue du Louvre à Paris, mais aussi et surtout, la verrière de la Bourse de commerce de Paris qui est actuellement en chantier. C'est ce lieu qu'a choisi François Pinault pour y exposer une partie de sa collection d'œuvres d'art. « Nous le suivons à la trace », s'amuse Franck Champain, l’homme d’affaires breton devait installer sa collection sur l’île Seguin mais avait finalement renoncé pour aller à Venise.
La complexité des chantiers comme carte de visite
L'entreprise capitalise à fond sur ces chantiers de prestige. « Les commandes arrivent parce que nous avons un savoir-faire et que nous aimons les chantiers techniques et complexes. Avoir de beaux chantiers nous permet d'attirer de bons ingénieurs. Et recruter de bons ingénieurs nous permet de relever les défis que constituent ces chantiers», analyse le dirigeant. Une forme de cercle vertueux en somme pour cette entreprises où une petite dizaine de postes sont à pourvoir.