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La France classée 32e pour la création d’entreprises dans un indice mondial sur le capitalisme
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La France classée 32e pour la création d’entreprises dans un indice mondial sur le capitalisme

Conçu par l’université de Virginie, le Global Capitalism Index (GCI) classe la France au 21e rang sur 161 pays, avec 85,2 points sur 100. Le pays se place 9e pour la solidité de son système bancaire, mais 38e pour l’ouverture de son marché du travail et 32e pour la création d’entreprises.

— Photo : Patrik Felker / Pexels

L’université de Virginie, aux États-Unis, a publié en octobre 2026 la première édition du GCI, qui mesure les conditions institutionnelles et économiques permettant aux marchés de fonctionner et aux capitaux d’être déployés. L’indice a été élaboré par le Democracy and Capitalism Lab du Karsh Institute of Democracy, que dirige Scott Miller, professeur adjoint à la Darden School of Business et auteur principal du projet.

Cette première édition repose sur 242 jeux de données et couvre la période 2009-2025. Elle répartit ses résultats entre huit dimensions, parmi lesquelles la création d’entreprises, la concurrence, la sophistication des marchés de capitaux et les droits de propriété.

La France au 21e rang, avec des classements variables selon les domaines

Avec 85,2 points, la France occupe la 21e place du classement. La Suisse occupe la première place avec 96,9 points, devant les États-Unis (95), Hong Kong (94,5), le Canada (93,8) et Singapour (93,3).

Au sein de l’Europe, le Royaume-Uni (12e, 90,1 points), les Pays-Bas (18e, 87,4) et la Belgique (19e, 86,6) obtiennent de meilleurs résultats que la France, qui devance l’Allemagne (24e, 84,4) et l’Espagne (29e, 79,9).

Le détail des huit sous-indices fait apparaître des écarts selon les domaines évalués. La France atteint la 9e place pour la solidité de son système bancaire, avec un score de 88,4. À l’inverse, elle se situe au 38e rang pour l’ouverture de son marché du travail, avec 59,6 points, et au 32e rang pour la création d’entreprises, avec 65 points.

Des évolutions contrastées selon les régions du monde

Depuis 2009, la moyenne mondiale des scores est passée de 64,1 à 63,5 points dans les données de l’édition 2025. Cette légère baisse masque des trajectoires régionales contrastées. En effet, l’Europe occidentale perd en moyenne quatre points et l’Amérique latine 4,3 points, tandis que l’Asie centrale en gagne cinq.

Au niveau des pays, la Sierra Leone (-23,9 points) et le Venezuela (-23,2 points) enregistrent les deux plus fortes baisses depuis 2009, alors que le Zimbabwe (+18,5 points) et l’Algérie (+16,7 points) enregistrent les deux plus fortes hausses.

Une méthode sans pondération subjective, quatre modèles de capitalisme

Pour agréger ses huit sous-indices, le GCI recourt à une analyse en composantes principales et n’applique aucune pondération subjective.

L’indice identifie par ailleurs quatre modèles de capitalisme : institutionnel, commercial, entrepreneurial et corporate. Selon le rapport, ces catégories renseignent sur la façon dont chaque système est assemblé, et non sur son degré de capitalisme.

La publication comprend cinq études de cas, qui portent sur l’Allemagne, la Chine, la Gambie, l’Inde et le Liban. Le rapport précise que les liens relevés entre les scores et des indicateurs comme le bien-être, la démocratie ou les inégalités sont des corrélations, et non des relations de cause à effet.

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