«En 1998, j'ai racheté la société MAV (Matériel Agricole Vendéen), un concessionnaire situé à La Copechanière. Dix ans plus tard, je m'apprêtais à reprendre sa filiale Bobonneau à Vallet, dédiée aux matériels viticoles, lorsqu'un incendie, consécutif à une explosion de bouteilles d'oxygène, s'est déclaré. L'atelier de 1.200m² a été entièrement soufflé et l'outil de travail détruit. Par chance, un autre bâtiment qui abritait le magasin, les stocks, les bureaux, etc. n'a pas été endommagé. Si, dans un premier temps, ce fâcheux événement m'a fait faire quelques pas en arrière, je n'ai pas renoncé au projet et la reprise officielle a été actée quatre mois après, en avril2008. Entre-temps, nous avons procédé à la reconstruction du bâtiment et avons recentré une partie de l'activité sur le bâtiment intact. 25salariés travaillaient sur le site. La partie mécanique a été directement impactée. Le temps de trouver des solutions de remplacement, il a fallu affecter certaines personnes à d'autres tâches.
Contrat d'assurance
Au niveau des assurances, nous faisons partie d'un groupement d'achats qui a négocié un contrat type pour la profession, appelé "Tout sauf". Seules les exceptions sont précisées, ce qui est moins fastidieux à lire. Car, bien souvent, un contrat d'assurance, on le signe mais on ne le lit pas! Parmi les clauses, figure la perte d'exploitation grâce à laquelle tous les dégâts et la reconstruction ont été pris en charge par l'assurance, soit 1,2million d'euros. Nous avons été très bien couverts. Dans ces cas-là, c'est une question de survie pour une entreprise! À l'époque, nous passions par un courtier du cabinet Bessé à Nantes. Celui-ci a pris le relais très rapidement ce qui m'a permis de me consacrer à l'exploitation de l'entreprise. Il a mis à notre disposition des ateliers provisoires, négocié avec les entrepreneurs, nommé une personne pour s'occuper du dossier, etc. Voir son outil de travail partir en fumée ne fait pas plaisir, mais l'appui dont nous avons bénéficié a été précieux. C'est un gain de temps et d'expertise! Autrement, la cession n'aurait pas pu se faire. Après un mois de flottement et six mois de reconstruction, l'activité a pu reprendre son cours. Le bâtiment a même été optimisé au niveau des installations. Fort heureusement, l'incendie a eu lieu en période creuse, ce qui a limité la casse. Concernant les questions de sécurité, nous avons changé notre fusil d'épaule. La gestion des risques vous incite à mettre en place certaines procédures comme la protection des salariés (lunettes, chaussures de sécurité...). Il y a eu une prise de conscience collective. On diminue également les risques en mettant de l'ordre. Toutes les semaines, on s'oblige à faire du rangement, à jeter les déchets... qui participent en général au phénomène d'insécurité. Cet investissement temps est de toute façon productif.»
MAV
(La Copechanière) Gérant: Denis Leylavergne 42 salariés CA: 12M€ 02 51 41 33 41