Cela fait déjà deux ans que le skipper installé à La Baule vole sur l’eau avec son catamaran GC32, sponsorisé par Engie. Équipé de « foils » ou de très grandes dérives, son catamaran de 10 mètres de long peut sortir de l’eau et voler. Il vogue régulièrement aux côtés de Franck Cammas et des équipages de la Coupe de l’America, lors des courses organisées dans le monde entier. Sur ce nouveau circuit réservé à des bateaux de nouvelle génération, Sébastien Rogues arrive à se positionner 5e sur 11. Mais le skipper vise en fait beaucoup plus grand et haut que la première place.
« Le Tesla de la mer »
Son projet est comparable à l’avion solaire Solar Impulse. Lui, le surnomme, la « Tesla de la mer ». Sébastien Rogues et Laure Caucanas ont conçu un projet de bateau volant de 30 mètres de long qui serait capable de faire le tour du monde en 38 jours. « C’est possible grâce aux dérives en carbone, en volant on élimine le frottement de l’eau et on gagne en moyenne 30% de vitesse », explique-t-il. Cela fait deux ans qu’ils travaillent sur « Pegasius Project », comme ils l’appellent. « On a fait des études de faisabilité avec un cabinet d’architecte. Le bateau a réalisé, sur ordinateur, 600 fois le tour du monde», précise le skipper.
Data et intelligence artificielle à bord
« Aujourd’hui, pour qu’un bateau vole, il faut créer beaucoup de datas et surtout pouvoir les traiter de manière rapide et efficace », constate le navigateur. Il cherche donc des partenaires pour développer des applications. « Nous avons la chance de vivre une révolution numérique et digitale dont les applications sont pour nous un vecteur de performance extrêmement important, voire déterminant », ajoute-t-il.
À la recherche de partenaires
Objectif : commencer la construction fin 2017 pour une mise à l’eau en 2019. Sébastien Rogues cherche pour cela des partenaires et sponsors qui pourraient à la fois financer le projet, et apporter leurs compétences dans la conception du bateau. Plusieurs packs sont proposés : de 50 000 à 1,2 million d’euros.