Coaching : «J'ai réveillé le clown qui sommeillait en moi»

Coaching : «J'ai réveillé le clown qui sommeillait en moi»





Ingénieur agronome, coach réputé auteur de nombreux ouvrages, à la tête du cabinet L'Albatros à Lille, Pierre Baillon a lancé il y a 5ans le concept de coach-clown. Il aide les dirigeants à «oser pour innover».

Le concept «Nous proposons aux participants d'explorer leur clown intérieur en utilisant l'imaginaire», confie Pierre Baillon. Ses stagiaires, en groupe de 12maxi, se costument et improvisent des saynètes courtes. Tabous et complexes tombent. «On découvre ses capacités artistiques et des facettes qu'on ne se connaissait pas. L'objectif en entreprise est la prise de risque, mais aussi d'être étonné de la transformation de son être et de sa créativité», souligne le formateur. Pierre Baillon milite pour «réintroduire l'art dans l'entreprise», vecteur de mieux-être pour les salariés. «Le clown donne du rêve. Le fait de jouer en duo apprend aussi à respecter l'autre. C'est important en management.»

Il l'a vécu, il raconte... Cadre quadragénaire, Édouard Duroyon est directeur des projets d'innovation sociale au sein du groupe immobilier valenciennois GHI (700salariés). Il a suivi la formation de coach-clown. De cette démarche personnelle, il retire une expérience enrichissante. «En entreprise, il faut toujours être bon, lisse, avoir l'attitude parfaite au bon moment, dans des schémas dictés et des modes de fonctionnement assez cadrés, note-t-il. En clown, on n'essaye pas d'interpréter le meilleur rôle. Il faut être vrai, spontané. Clown, c'est accepter les imperfections qui apportent de la valeur. Cela permet, en entreprise, d'accepter plus facilement ses erreurs et celles des autres, d'être ouvert et plus souple.» Édouard Duroyon dit être sorti de sa coquille. «On apprend à oser, à lâcher prise et puiser d'autres énergies.»