Avec un résultat bénéficiaire estimé à 2,5M€ pour 2009 (après un pic à 3,1M€en 2008), l'équipe dirigeante de la chambre de commerce et d'industrie de Lyon, élue en 2007 et dont le mandat se prolonge jusqu'à la réforme consulaire, a tout lieu de se féliciter de son bilan. Le président Guy Mathiolon et son équipe ont ramené la dette de la CCI de 3,5 M€ fin 2004 à 0,6 M€ fin 2009. Dans le même temps, la trésorerie est passée de 4,8 M€ à environ 12M€ à fin 2009.
Travail en synergie
Sur le plan opérationnel, le président Guy Mathiolon parle également d'une «transformation incroyable». Avec la création, notamment, du groupe CCI, qui rassemble des satellites tels qu'EM Lyon, Eurexpo, l'aéroport Lyon-Saint Exupéry ou le Musée des tissus, «qui travaillent en synergie sur une politique globale et commune. Nous avons tenté de renforcer notre proximité avec les entreprises, qui en ont bien besoin dans cette période de crise économique, et ce notamment au Palais de la Bourse qui abrite une activité incroyable». Les perspectives pour 2010? Poursuivre le lobbying pour les infrastructures, faire travailler les entreprises en réseau, et les aider à se développer à l'international et continuer à développer les pôles de compétitivité. «Ce ne sont ni les idées, ni le travail qui manquent», estime le président.
Inquiétudes sur la réforme
Pour autant, la réforme consulaire attendue pour 2010 n'est pas sans susciter des inquiétudes parmi les 375 salariés de la CCI. «On ne connaît de la réforme que quelques grands principes comme la régionalisation», expliquait Guy Mathiolon à l'issue d'une conférence de presse sur les objectifs 2010. En effet, ce ne seront plus les CCI locales qui financeront la chambre régionale, mais le niveau régional qui va percevoir l'ensemble des ressources fiscales et les répartir entre les CCI... «Un changement fondamental, notamment pour le personnel qui devrait être rattaché à la chambre régionale. Tout cela est assez déterminant, poursuivait le président. Au-delà, on ne sait pas encore quand cette réforme va être mise en place, ni comment elle va être financée, puisque la réforme de la taxe professionnelle vient l'impacter, ni quelles seront les conséquences de la réforme des collectivités locales sur celle des organismes consulaires... Si l'on crée de nouvelles collectivités, de type métropolitaines par exemple, il faudra que la réforme des chambres consulaires s'adapte.»
Reconduite pour environ un an en attendant la réforme consulaire, l'équipe dirigeante de la CCI de Lyon affiche un bilan positif. Et se prépare à la réforme attendue pour 2010.