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Areva : Une éolienne de 8 MW pour remporter le projet des deux îles
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Areva : Une éolienne de 8 MW pour remporter le projet des deux îles

ENERGIE Le géant français est en lice pour le second appel d'offres sur l'éolien offshore, 1.000 MW au large de la Normandie et des côtes vendéennes.

Le second appel d'offres de l'Etat en matière d'éolien offshore, approche de son terme. Pour rappel, au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier d'un côté, du Tréport (76), de l'autre, deux champs y produiront 500 MW chacun à l'horizon 2021. La production estimée devrait permettre d'alimenter en électricité 1,6 million de personnes au total. Membre du consortium noué autour de GDF Suez, EDP Renewables et Neoen Marine, Areva dévoile peu à peu son projet. Objectif : s'imposer face à l'autre consortium en lice, formé autour d'EDF et Alstom.






8 MW, 180 m de diamètre

Pour se démarquer, Areva a décidé de passer à la génération d'éolienne générant 8 MW. Une évolution des modèles 5 MW. L'imposante structure po

rtera des pales de 90 mètres de long « Un moyen de diminuer le nombre d'éoliennes de 100 à 62, réduira l'empreinte écologique du site, tout en augmentant les zones de pêches. Cette option favorisera une meilleure acceptation du projet » , explique Philippe Kavafyan, directeur France de « Areva éolien en mer ».














500 sociétés rencontrées



Quid des retombées économiques ? « La motivation reste de créer une filière complètement française, ajoute-t-il. Pour cela, Areva a déjà rencontré près de 500 entreprises en France, dont 85 dans la région. Notamment via des réunions collectives avec Néopolia et Vendée Expansion ». 120 fournisseurs français ont également été reçus sur son usine du nord de l'Allemagne. La sélection débutera au second semestre. Les exigences techniques, mais aussi la mise en oeuvre d'une logistique efficace entre fournisseurs vont faire la différence.




STX, Rollix Defontaine en vue

« C'est le cas de STX à Saint-Nazaire, qui a déjà constitué un réseau de partenaires pour la construction de paquebots. On peut imaginer la même approche pour la partie électronique de puissance des éoliennes, autrement dit, des plates-formes chargées de convertir l'énergie fluctuante produite en haut du mât en énergie pouvant intégrer le réseau d'électricité », détaille Philippe Kavafyan.En Vendée, Rollix Defontaine pourrait, elle, obtenir la fourniture des systèmes d'orientation de pales (couronne d'orientation, moteurs, contrôle commandes...).Areva a annoncé un dépôt de permis de construire début 2014 pour deux usines d'assemblage d'éoliennes au Havre (750 emplois prévus), pour réaliser le champ de Saint-Brieuc, gagné lors premier appel d'offres... Voire d'autres. Pas d'usine de prévue en Pays de la Loire, donc. Mais le géant promet « plus de travail pour les fournisseurs en France », via ses partenaires industriels et grâce à son modèle intégré. Areva s'orientant vers des fondations d'éoliennes de type jacket, à cause de la dimension de ses turbines de 8 MW et du meilleur impact environnemental. Un type de fondation sur lequel s'est positionné le chantier naval STX.




« Des débouchés à l'export et tout de suite »

En attendant la désignation du lauréat par l'Etat en mars 2014, Philippe Kavafyan assure qu'il y a « des débouchés à l'export et tout de suite... Aujourd'hui pour des champs éoliens offhsore en Allemagne, demain en Angleterre ».

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