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77 % des salariés du Grand Est envisagent une évolution professionnelle d’ici deux ans
Grand Est # Emploi # Conjoncture

77 % des salariés du Grand Est envisagent une évolution professionnelle d’ici deux ans

CCI Campus Centre Grand Est, qui a réalisé 13,9 M€ de chiffre d’affaires en 2025 et compte 57 collaborateurs, a publié le 14 octobre les résultats régionaux du baromètre Ifop 2026 de l’évolution professionnelle. Selon ces données, 77 % des salariés de la région envisagent d’évoluer à court terme et 31 % estiment que l’IA pourrait faire disparaître leur poste d’ici deux ans.

— Photo : Edmond Dantès / Pexels

L’étude, confiée à l’Ifop par Avenir Actifs, réseau des 14 opérateurs de Mon conseil en évolution professionnelle (Mon CEP), a interrogé en ligne 400 salariés du Grand Est du 8 au 28 juillet 2026. Ces répondants font partie d’un échantillon national de 4 800 personnes, réparti sur douze régions.

Évoluer d’ici deux ans, souvent sans quitter son organisation

Une évolution professionnelle à six mois, un an ou deux ans est envisagée par 77 % des salariés de la région (78 % en France), soit deux points de plus qu’en 2025. 15 % ont déjà engagé une évolution, un score stable sur un an (16 % en France).

Selon l’étude, 72 % des salariés ont passé un entretien professionnel au cours des deux dernières années et ont pu échanger avec leur hiérarchie sur leur situation.

Sur la destination, 60 % souhaitent évoluer dans leur organisation actuelle et 58 % dans leur secteur d’activité. 33 % envisagent de changer d’entreprise, 26 % de changer de secteur, 7 % de quitter le salariat et 2 % seulement de créer leur activité.

Chez les salariés qui privilégient une évolution interne, 53 % préfèrent rester dans un cadre de travail connu. Chez ceux qui envisagent de quitter leur organisation, la rémunération est le premier motif : 44 % la citent, dont 24 % en première position. Plus largement, 29 % associent l’évolution professionnelle à un meilleur salaire (28 % en France), soit six points de plus qu’en 2025.

L’IA : une aide pour 58 % des salariés, un risque pour le poste de 31 %

L’IA est perçue comme un appui pour réaliser leur travail par 58 % des salariés de la région (57 % en France). Le communiqué relie cette perception à la politique que mènent les organisations sur le sujet. Côté organisations, 33 % des salariés indiquent être évalués sur leur usage de l’IA, 37 % avoir été formés ou disposer d’un accès à des outils d’IA payants, 41 % que leur organisation a formalisé une charte, et 42 % être incités à y recourir.

Face aux évolutions du monde du travail, dont l’IA et l’automatisation, 49 % des salariés adoptent une posture attentiste, quatre points de moins qu’en 2025, tandis que 36 % disent avoir commencé à réfléchir à leur avenir professionnel, soit quatre points de plus. Par ailleurs, 46 % estiment voir clairement ce que l’IA changera à leur poste dans les prochains mois (deux points de plus que la moyenne nationale), et 45 % disent que l’essor de l’IA dans les entreprises les amène à se pencher davantage sur leur parcours professionnel.

31 % estiment que leur poste pourrait disparaître d’ici deux ans à cause du développement de l’IA, en particulier parmi les plus jeunes et les cadres. 46 % ont déjà consulté l’IA pour avoir des conseils sur leur évolution professionnelle. En cas de doute sur leur situation professionnelle, 49 % pourraient avoir recours à l’IA, particulièrement les cadres (62 %) et les 30-69 ans (66 %), devant la médecine du travail, le CSE, France Travail ou les syndicats.

Les proches d’abord, Mon CEP en troisième position, avant le manager et la DRH

Lorsqu’ils s’interrogent sur leur situation professionnelle, 74 % des salariés de la région consulteraient en premier lieu leurs proches et 73 % se tourneraient vers Internet. Mon CEP arrive en troisième position, à 64 %. Viennent ensuite le manager ou un collègue (57 %) et la DRH (54 %), puis un syndicat, le CSE ou France Travail (46 %). La médecine du travail ferme la marche (42 %).

Avec Mon CEP, les salariés du secteur privé comme les travailleurs indépendants peuvent dresser gratuitement un état des lieux de leur parcours professionnel. Le dispositif est connu de 47 % des sondés de la région, contre 44 % en France, après 46 % en 2025 et 42 % en 2024 ; 11 % l’ont déjà utilisé. Côté employeurs, 39 % des salariés ont été informés de son existence par leur employeur (36 % en France), un niveau qui atteint 60 % chez les managers intermédiaires et 61 % chez les cadres dirigeants.

Mon CEP est délivré dans le Grand Est par CCI Campus Centre Grand Est, anciennement CCI Formation EESC, qui s’appuie sur 108 conseillers répartis sur 71 sites en Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine. Le dispositif affiche 76 974 personnes accompagnées entre 2020 et 2025 et 96 % de satisfaction en 2025.

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