Côtes-d'Armor

Social

Esatco rend plus lisible le travail protégé

Par Julien Uguet, le 01 octobre 2019

À l’initiative de l’Adapei-Nouelles Côtes-d'Armor, la marque Esatco a permis de donner plus de visibilité aux entreprises adaptées. La Loire-Atlantique et la Vendée ont également adopté cette estampille.

 Frédéric Gloro, directeur général de l’association Adapei-Nouelles Côtes-d'Armor (à droite) et Morgan Donval, directeur du développement de la production Esatco.
Frédéric Gloro, directeur général de l’association Adapei-Nouelles Côtes-d'Armor (à droite) et Morgan Donval, directeur du développement de la production Esatco. — Photo : @DR

Mieux vendre ses prestations et offrir une meilleure reconnaissance aux 2 000 personnes accompagnées chaque année. Voilà le point de départ de la création de la marque Esatco, qui vise à donner plus de visibilité aux entreprises adaptées. Elle a été lancée en 2012 par l’association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales des Côtes-d’Armor. « Il nous est apparu évident de scinder nos activités d’accompagnement et celles d’insertion professionnelle, confirme Frédéric Gloro, directeur général de l’association, basée à Plérin (1 200 salariés, 70 M€ de budget dont 30 % Esacto). La logique était double : d’abord mieux reconnaître les compétences des personnes que l’on accompagne et qui disposent d’un véritable savoir-faire technique et être mieux reconnu par le monde économique conventionnel. »

Éthique et rôle social

Rapidement, le discours séduit au-delà des Côtes-d’Armor. La Loire-Atlantique est le premier département à se doter de la marque née dans les Côtes-d’Armor. « Très rapidement, on s’est dit qu’il fallait proposer une union à d’autres territoires à la fois pour peser encore plus. D’autres Adapei se sont lancées comme nous dans cette idée que la visibilité des entreprises adaptées doit être améliorée. Toutefois, même si la notion de business est présente, l’éthique et le rôle social de nos structures sont prédominants. Ce sont deux fondamentaux centraux. »

La Vendée après la Loire-Atlantique

Mobilisée en 2016 par son rapprochement avec les chantiers d’insertion Les Nouelles à Saint-Brieuc, Adapei 22, renommée pour l’occasion Adapei- Nouelles Côtes-d’Armor, met en stand-by le développement commercial de sa marque. L’arrivée aux commandes de l’entreprise, en 2017, de Frédéric Gloro va relancer la dynamique. « Ce temps long a finalement été bénéfique pour structurer nos 10 sites de production, positionner nos messages, faire la preuve, déjà chez nous, que cette stratégie était la bonne. »
En 2018, l’Adapei de Vendée décide de se joindre la démarche. « Nous avons, tous les trois, dans la volonté d’aller plus loin dans le déploiement d’Esatco. Bien entendu, nous restons attentifs aux sollicitations d’autres partenaires qui nous rejoignent mais nous travaillons aussi, collectivement, à une mutualisation de compétences et des pratiques. »

Une réponse plus globale

La réponse globale est à des marchés, jusqu’ici inaccessible est notamment visée. « Nous avons désormais davantage de compétences et de poids économiques pour convaincre des donneurs d’ordres nationaux ou régionaux. Cette mutualisation de moyens est bénéfique pour le développement de nos activités. Nous voulons démontrer par exemple que les personnes handicapées ne sont pas limitées au seul entretien d’espaces verts mais peuvent offrir des réponses adaptées sur de la restauration, de la chaudronnerie, etc. » Portée par une nouvelle campagne de communication, l’union des Esatco 22-44-85, qui conserve chacune leur indépendance, permet de proposer plus de 25 métiers dans 10 filières professionnelles.

 Frédéric Gloro, directeur général de l’association Adapei-Nouelles Côtes-d'Armor (à droite) et Morgan Donval, directeur du développement de la production Esatco.
Frédéric Gloro, directeur général de l’association Adapei-Nouelles Côtes-d'Armor (à droite) et Morgan Donval, directeur du développement de la production Esatco. — Photo : @DR

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